
Prise de notes de la présentation du fondateur de Gnosis à EthDenver : les limites des L2 et une autre approche de la mise à l'échelle
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Prise de notes de la présentation du fondateur de Gnosis à EthDenver : les limites des L2 et une autre approche de la mise à l'échelle
Le fondateur de Gnosis a donné une présentation le 4 mars à EthDenver sur les limites des L2 et une autre méthode de mise à l'échelle.
Rédaction : Luyao
Compilation : TechFlow
Le fondateur de Gnosis a donné une présentation le 4 mars à EthDenver, abordant les limites des L2 et une autre méthode de mise à l'échelle. Je trouve cela très intéressant, voici quelques extraits et notes :
L'objectif initial des L2 était d'exécuter en masse un ensemble de transactions, puis de synchroniser les résultats avec la L1. Il s'agit d'un espace temporaire, pas d'un nouvel espace destiné à accueillir des actifs permanents.

À long terme, même parfaitement implémentés, les L2 continueront à souffrir de problèmes fondamentaux. Par exemple :
Problème 1
Ce processus ne convient qu’aux applications dont l’état ne s’agrandit pas, comme les exchanges (où seuls les résultats des transactions comptent, pas leur historique). Pour les applications dont l’état grossit, cette solution ne permet pas de mise à l’échelle.

Prenons ENS comme exemple :
Si 10 % de la population mondiale (800 millions de personnes) souhaitaient enregistrer un nom ENS, toute la capacité de traitement des transactions d’Ethereum serait monopolisée par ces demandes pendant deux ans. Pendant ces deux années, Ethereum ne pourrait traiter aucune autre transaction.

Prenons les actions comme exemple :
Si les 45 000 actions mondiales utilisaient Ethereum comme couche de règlement, chaque action pourrait effectuer moins de 30 transactions par jour, même en utilisant un L2.

Problème 2
Le coût des transactions sur L2 peut atteindre plus de 1 $ au pic. Même si l'EIP-4844 réduit les frais de 90 %, deux problèmes subsistent :
1. Cela reste inadapté aux cas nécessitant des frais inférieurs au centime,
2. Si la demande augmente, les frais remonteront.

Problème 3
Problème de retrait des actifs depuis les L2 :
1. Les petits montants peuvent ne pas suffire à couvrir les frais de retrait,
2. La bande passante de retrait est limitée ; si tout le monde veut retirer ses fonds, cela provoque des embouteillages…

Problème 4
Certaines applications ne peuvent pas être intégrées dans un rollup.
Par exemple CirclesUBI ou POAP, qui créent beaucoup d’états impossibles à compresser. Les L2 sont donc inutiles pour elles.

Mais alors, que se passerait-il si on restait définitivement sur L2, en l’utilisant comme un espace permanent ? Serait-ce envisageable ?

Cela poserait plusieurs nouveaux problèmes.
Problème 1
Les séquenceurs des L2 sont très centralisés.
Ils ne peuvent certes pas voler vos fonds, mais ils détiennent un pouvoir considérable : décider d’accepter ou non votre transaction, fixer le prix du gas, ordonner les transactions…

Il a même critiqué Coinbase, soulignant qu’en cas d’échange sur BASE, celui-ci pourrait facilement placer ses propres transactions avant celles des autres…

En outre, un séquenceur centralisé est susceptible d’exercer de la censure, voire d’imposer un KYC obligatoire (n’acceptant que les transactions provenant d’adresses vérifiées).
L’auteur insiste sur le fait que cela semble très probable au regard des régulations actuelles.

Problème 2
L’auteur pose ici une question très intéressante :
Si nous émettons un actif natif du L2, qui n’existe pas sur la L1, quel est encore l’intérêt du L2 ?
La sécurité du L2 repose sur celle de la L1. Mais si on abandonne complètement la L1, pourquoi garder le L2 ?

Problème 3
(La question suivante est fascinante !)Problème de rigidité.
La L1 Ethereum continue d’évoluer et subira encore de nombreux changements dans les 5 à 10 prochaines années, ce qui pose de grands défis aux L2.

Exemple : Snapshot, utilisé pour les votes, opère sur L2 et synchronise son état vers la L1 via des preuves Merkle.
Or, Ethereum prévoit de passer des arbres Merkle aux arbres Verkle dans un à deux ans, rendant ainsi obsolète la version actuelle de Snapshot.
Les L2 auraient donc besoin d’un mécanisme de « mise à niveau », ce qui contredirait leur objectif d’être sans confiance.

Solution
L’auteur propose une idée très intéressante, similaire au modèle IBC de Cosmos.
Autrement dit : créons une autre chaîne exécutant les mêmes logiques qu’Ethereum, puis connectons-la via un pont ZK sans confiance, formant ainsi un « univers Ethereum » (Ethereumverse).

La mise en œuvre d’un tel pont ZK semblait au départ relever de la science-fiction, mais elle existe désormais.
Elle consiste à exécuter sur une chaîne un client léger de l’autre chaîne, en utilisant des preuves ZK pour valider les données. Ce système n’exige aucune confiance et est bien plus sûr que les ponts traditionnels.

Avis personnel de l’auteur : il s’agit d’une solution passionnante et sous-estimée. En y réfléchissant bien, elle pourrait résoudre une grande partie des problèmes mentionnés ci-dessus.
Lien vidéo de la présentation du fondateur de Gnosis à EthDenver
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