TechFlow rapporte que, le 19 février, Haseeb, associé gérant du fonds de capital-risque crypto Dragonfly, a publié sur X un message selon lequel, bien qu’évoluant dans le secteur des cryptomonnaies, les acteurs continuent, dans la pratique des transactions d’investissement, à signer des contrats juridiques plutôt que de se fier uniquement aux contrats intelligents. Même lorsque les deux parties impliquées sont des entités natives du domaine crypto disposant à la fois de compétences techniques et d’un accompagnement juridique, il demeure difficile de faire entièrement confiance aux contrats intelligents comme unique mécanisme contraignant. Le système bancaire traditionnel, fruit de plusieurs siècles d’évolution, a été conçu autour de la « faillibilité humaine » pour mettre en place des mécanismes de gestion des risques ; à l’inverse, les systèmes cryptographiques ne sont pas conçus pour l’humain : adresses complexes, attaques de phishing, vulnérabilités liées aux autorisations ou encore mécanisme de frais de transaction (« gas ») vont tous à l’encontre de l’intuition humaine. Ainsi, les cryptomonnaies ne seraient peut-être pas conçues pour les êtres humains, mais plutôt comme un système financier destiné aux machines. Par exemple, des agents IA sont capables de vérifier rapidement les contrats, d’analyser leurs clauses et d’exécuter les protocoles, préférant faire confiance à un code déterministe plutôt qu’à un cadre juridique marqué par une incertitude judiciaire. L’interface d’accès future au monde crypto sera donc le « portefeuille autonome » (Self-Driving Wallet), piloté intégralement par une IA qui gère, au nom de l’utilisateur, la configuration d’actifs sur les protocoles DeFi, l’exécution des transactions, voire la conclusion automatique d’accords économiques avec d’autres agents IA. En comparaison, le modèle actuel, fondé sur l’intervention directe des humains dans les protocoles cryptographiques, ne constituerait probablement qu’une phase transitoire. Les caractéristiques des systèmes cryptographiques jugées « peu intuitives pour les humains » ne seraient donc pas nécessairement des défauts, mais plutôt le signe d’un décalage entre ces systèmes et leurs utilisateurs actuels : ce n’est qu’avec l’IA comme principal acteur que les véritables cas d’usage adaptés à la technologie crypto émergeront.
Dédié à des analyses Web3 approfondies
Je veux contribuer
Demande de reportage
Avertissement : tout le contenu de ce site ne constitue pas un conseil en investissement et aucun service de signal ou d’incitation au trading n’est fourni. Conformément à l’avis des dix ministères, dont la Banque populaire de Chine, sur la prévention des risques liés au trading de cryptomonnaies, veuillez rester vigilants face aux risques. Contact : support@techflowpost.com ICP n° 琼ICP备2022009338号




