TechFlow rapporte, le 18 février : selon FinanceFeeds, la société néerlandaise de paiement Quantoz Payments est devenue membre principal de Visa et est désormais autorisée à émettre, en Europe, des cartes de débit virtuelles portant la marque Visa, adossées à ses jetons monétaires électroniques réglementés. Quantoz peut également agir en tant que garant du numéro d’identification de banque (BIN), permettant ainsi aux plateformes fintech tierces d’intégrer directement des fonctionnalités de paiement en stablecoins dans leurs produits, sans avoir besoin de devenir elles-mêmes membres de Visa.
Quantoz détient une licence d’établissement de monnaie électronique délivrée par la Banque centrale des Pays-Bas. Ses trois jetons monétaires électroniques — USDQ, EURQ et EURD — sont soumis à la réglementation européenne sur la monnaie électronique applicable dans l’Espace économique européen (EEE). Les réserves correspondantes sont détenues dans un compte séparé au sein d’une structure de fonds protégée contre la faillite, selon un ratio de couverture de 1:1 ; en outre, Quantoz doit maintenir, sur son bilan, une réserve tampon supplémentaire d’au moins 2 %. Les utilisateurs peuvent effectuer des achats en ligne, en magasin ou via des applications mobiles, dans tout le réseau d’acceptation Visa, en utilisant les soldes disponibles sur ces jetons.
Ni Quantoz ni Visa n’ont communiqué le calendrier de lancement du premier programme de cartes ni les noms des institutions fintech partenaires impliquées. L’initiative cible initialement le marché européen.
Cette collaboration constitue la dernière initiative de Visa visant à étendre progressivement ses capacités liées aux stablecoins. Au cours de la dernière année, Visa a intégré progressivement le soutien aux stablecoins USDG, PYUSD et EURC, et a achevé l’intégration avec les blockchains Stellar et Avalanche. Parallèlement, Mastercard envisagerait, selon certaines informations, d’approfondir sa présence dans l’infrastructure des stablecoins par le biais d’acquisitions. Les deux grands réseaux de cartes poursuivent ainsi des stratégies distinctes pour s’assurer l’accès aux volumes de transactions en dollars et en euros tokenisés.




