TechFlow rapporte, le 18 février : selon DL News, les trois plus grandes sociétés de valeurs mobilières japonaises — Nomura Holdings, Daiwa Securities Group et SMBC Nikko Securities — envisagent d’entrer sur le marché des plateformes d’échange de cryptoactifs. Leur capitalisation boursière combinée s’élève à environ 48 milliards de dollars américains. Nomura Holdings prévoit notamment de lancer ces activités via sa filiale suisse spécialisée dans les cryptoactifs, Laser Digital, avec un service d’échange de cryptoactifs susceptible d’être opérationnel d’ici la fin de l’année 2026.
Le quotidien japonais Nikkei rapporte que cette initiative vise à anticiper une éventuelle levée, par Tokyo, des restrictions actuelles pesant sur les fonds négociés en bourse (ETF) dédiés aux cryptoactifs, ce qui devrait susciter une forte demande d’investissement institutionnel. La clientèle cible principale de ces trois sociétés sera constituée d’entreprises.
Au niveau réglementaire, l’Agence japonaise des services financiers (JFSA) projette de réviser la Loi sur les instruments financiers, afin de reclasser le bitcoin et certains jetons à forte capitalisation boursière, actuellement qualifiés de « moyens de paiement », comme des « produits d’investissement ». Cette mesure est considérée comme un signal fort indiquant l’entrée progressive des institutions financières traditionnelles sur le marché des cryptoactifs. Nomura Holdings entend, selon les informations disponibles, demander une licence d’exploitation au Japon pour Laser Digital dans les prochains mois, tandis que SMBC Nikko a déjà créé un département dédié à la finance décentralisée (DeFi) afin d’explorer les voies possibles.
Il convient de noter que le régime d’octroi des licences aux plateformes d’échange au Japon est extrêmement strict, et à ce jour, seules quelques start-up technologiques ont obtenu une telle autorisation. Par le passé, SBI Holdings et Monex Group sont entrées sur ce marché de manière indirecte, en rachetant de petites plateformes d’échange de cryptoactifs.




