
Quelle est l'« ambition » cachée d'Anthropic derrière Claude Code ?
TechFlow SélectionTechFlow Sélection

Quelle est l'« ambition » cachée d'Anthropic derrière Claude Code ?
Si vous hésitez encore à essayer Claude Code, ne le voyez pas comme l'apprentissage d'un nouvel outil, mais plutôt comme l'expérience de la collaboration avec une intelligence superpuissante.
L’accélération cachée de l’évolution de l’IA
La chronologie partagée par Michael Gerstenhaber lors de son interview m’a fait réaliser que nous sous-estimons gravement la vitesse du progrès de l’IA. Il déclare : « Passer de Claude 3 à la première version de Claude 3.5 a pris six mois, puis six mois supplémentaires jusqu’à la deuxième version de 3.5, six autres mois pour atteindre 3.7, mais seulement deux mois pour arriver à Claude 4. » Ce n’est pas une amélioration linéaire, c’est une accélération exponentielle. Plus important encore, il prévoit que ce rythme va « aller de plus en plus vite, de plus en plus vite, de plus en plus vite ». Cette accélération se traduit concrètement par une transformation qualitative des capacités. En juin dernier, la programmation assistée par IA consistait encore à compléter une ligne de code en appuyant sur Tab. En août, elle pouvait écrire une fonction entière. Aujourd’hui, vous pouvez assigner une tâche Jira à Claude et lui permettre de travailler seul pendant sept heures pour produire du code de haute qualité. Cette vitesse d’évolution me pousse à remettre en question notre anticipation du moment où l’intelligence superposée arrivera. Nous attendons tous une annonce fracassante, mais l’intelligence superposée pourrait déjà être là, de manière subtile, intégrée à notre travail quotidien. Ce qui est encore plus intéressant, c’est pourquoi la programmation est devenue un indicateur clé du développement de l’IA. L’explication de Michael est éclairante : non seulement parce que les modèles excellent en programmation, mais surtout parce que « les ingénieurs aiment créer des produits pour d’autres ingénieurs, et ils peuvent eux-mêmes juger la qualité des résultats ». Cela crée un cycle vertueux de rétroaction rapide. Mais la programmation joue aussi un rôle crucial par sa portée universelle — presque chaque entreprise moderne dispose d’un DSI et d’une équipe de développement logiciel ; presque tous les experts dans tous les domaines écrivent des scripts Python, que ce soit en recherche médicale ou en banque d’investissement. Cela m’amène à une question plus profonde : quand l’IA atteint ou dépasse le niveau humain dans une capacité aussi fondamentale et omniprésente, pouvons-nous encore l’analyser selon le vieux cadre des « outils spécialisés » ? Mon expérience avec Claude Code me dit que non. Ses compétences vont bien au-delà du simple codage. Il s’agit d’une intelligence générale capable de comprendre des intentions complexes, d’élaborer des plans détaillés et de coordonner plusieurs tâches. Je constate que la stratégie d’Anthropic dans ce processus est particulièrement habile. En présentant un agent IA généraliste comme un outil spécialisé de programmation, ils évitent les peurs ou spéculations excessives, tout en permettant aux utilisateurs de s’habituer progressivement, dans un environnement relativement sûr, à la collaboration avec une intelligence superposée. Cette introduction graduelle pourrait bien être le chemin idéal pour que la société humaine accepte et intègre l’intelligence superposée.Reconsidérer l’essence de Claude Code
Quand j’ai commencé à utiliser réellement Claude Code, j’ai réalisé que ma compréhension initiale était totalement faussée. La plupart des gens y voient un meilleur outil de codage, mais c’est comme considérer un smartphone comme un simple téléphone amélioré — une sous-estimation complète de ses capacités. Ce qui rend Claude Code si unique, c’est qu’il ne vous montre pas le code écrit ligne par ligne comme un environnement de développement traditionnel. Il peut modifier ou créer des fichiers, mais sans exposer chaque détail du processus. Vous pourriez penser que c’est un mauvais choix de conception, mais en réalité, cette abstraction vous permet de vous concentrer avec Claude sur la stratégie et l’intention du projet, plutôt que de vous noyer dans les détails techniques. C’est justement le point clé que la plupart des critiques de Claude Code passent à côté : elles insistent trop sur la compétence technique de programmation, négligeant ainsi ce nouveau mode de collaboration. Je soupçonne fortement que la puissance de Claude Code vient du fait qu’il n’est pas soumis aux mêmes limites de tokens rigides que d’autres intégrations tierces, et qu’Anthropic contrôle toute l’expérience, permettant à Claude Code de fonctionner exactement comme ils le souhaitent. Cette philosophie de conception reflète une compréhension profonde d’Anthropic sur la collaboration homme-machine. Ils ont compris que la véritable valeur ne réside pas dans l’observation de chaque action de l’IA, mais dans la libération de l’humain pour qu’il se concentre sur une pensée stratégique de haut niveau. C’est comme un architecte expérimenté qui n’a pas besoin de superviser la pose de chaque brique, mais se concentre sur la conception globale et l’aménagement spatial. Claude Code cultive précisément ce nouveau type de relation homme-machine. Cela me rappelle une vérité que les ingénieurs confirmés finissent par comprendre : ce qui est vraiment transformateur, ce n’est pas la capacité à écrire du code, mais celle à penser la structure d’un projet et à organiser les tâches. On voit alors que Claude Code est bien plus qu’un outil de programmation. Le réduire à cela, c’est en fait le mal comprendre. Claude Code semble simple parce qu’il répond intelligemment à mes questions, élabore un plan compréhensible, et dès qu’il décide de construire, il procède correctement dès le départ. Les ajustements que j’ai à faire sont rares. Je dois simplement dire à Claude ce que je veux construire — par exemple un site personnel — lui donner quelques indications de style, et lui demander d’abord de proposer un plan, que nous peaufinons ensemble. Tout cela se fait en langage naturel. Oui, cela se passe dans un terminal, mais ne soyez pas effrayé par cela. Le terminal n’est qu’un canal de discussion, rien de menaçant. Cette expérience m’a fait prendre conscience que Claude Code redéfinit en réalité ce qu’est la « programmation ». La programmation classique consiste pour l’humain à apprendre le langage de la machine. Avec Claude Code, c’est la machine qui apprend à comprendre l’intention humaine. Cette inversion va bien au-delà du technique : elle marque une transformation fondamentale de l’interaction homme-machine. Nous n’avons plus besoin de décomposer nos idées complexes en instructions précises compréhensibles par la machine ; nous pouvons exprimer directement nos objectifs, et laisser l’IA tracer le chemin vers leur réalisation. C’est pourquoi croire que Claude Code sert uniquement à programmer, c’est se tromper. En discutant avec Claude Code des détails que je souhaite pour mon site, j’ai en fait créé un document complet de spécifications produit. J’ai remarqué certaines caractéristiques persistantes dans ces projets de type « Vibe coding », que je tiens à souligner ici, car elles diffèrent radicalement des projets traditionnels. Dans les projets classiques, on commence toujours par construire une ossature ou des maquettes filaires. C’est pourquoi nos cycles Agile suivent ce schéma : on fait des maquettes, on vérifie si elles fonctionnent, on ajoute des détails, on obtient un prototype de fidélité moyenne, puis un prototype haute fidélité, et enfin on passe à la programmation. Mais lorsqu’on collabore avec Claude Code pour créer un prototype, on commence par la planification — c’est typique de la plupart des projets « vibe coding ». Surtout, on commence par le front-end, puis on aborde le back-end. Cela me semblait très contre-intuitif, mais cela fonctionne bien dans ces projets « vibe coding », car il est difficile d’intégrer l’expérience utilisateur et l’élégance du design en phase finale, alors que c’est beaucoup plus facile au début. Il faut donc prendre le temps de bien concevoir l’élégance. Grâce à Claude Code, j’ai pu pour la première fois obtenir une interface générée par IA qui soit élégante, professionnelle et de haute qualité. Ce changement de flux de travail reflète une tendance plus profonde : nous passons de la « fabrication de logiciels » à la « conception d’expériences ». Claude Code me permet de réaliser directement mes idées, sans être freiné par la complexité technique. Ce n’est pas seulement une question d’efficacité accrue, c’est aussi une libération de la créativité. Quand la barrière technique baisse fortement, le goulot d’étranglement de l’innovation change : il ne s’agit plus de « pouvoir le faire », mais de « penser à quelque chose ».La manifestation réelle des capacités de l’agent IA
Ce qui m’a fait vraiment comprendre l’essence de Claude Code, c’est un flux de travail que j’ai découvert par hasard. En développant mon site personnel, j’ai rencontré un problème : je devais ajuster rapidement des détails d’interface, mais le cycle classique capture d’écran → retour → modification était trop fastidieux. J’ai alors essayé une méthode que personne n’avait peut-être encore utilisée : faire jouer à différentes capacités de Claude des rôles distincts, formant ainsi une chaîne de collaboration organique. J’ai d’abord utilisé la version web de Claude pour analyser les problèmes de l’interface actuelle. Par exemple, je décrivais en détail : « L’effet de surbrillance de ce bouton paraît bon marché, manque d’impact visuel, il faudrait le rendre plus marquant. » Claude me proposait alors des recommandations de design détaillées et des solutions en code CSS, comprenant parfaitement mes besoins visuels et les traduisant en langage technique. Ensuite, j’ai regroupé ces descriptions et suggestions pour les transmettre à Claude Code afin de les implémenter concrètement.
Le tournant décisif est arrivé quand j’ai ramené ces idées et propositions à Claude Code : je ne lui ai pas donné d’instructions précises d’exécution, mais j’ai dit : « Prends en compte ces éléments, réfléchis, puis fais les modifications que tu jugeras appropriées. » À ce moment-là, j’ai réalisé que je ne parlais plus à un outil de programmation, mais que je collaborais avec un agent intelligent capable de comprendre une intention de design et d’évaluer des options techniques. Il n’exécute pas seulement mes ordres ; plus important encore, il comprend mon objectif et prend des décisions basées sur son propre jugement.
Ce processus me permet de prévisualiser rapidement les résultats, d’itérer continuellement, jusqu’à atteindre un niveau professionnel. Le plus incroyable, c’est que lorsque je dis « OK, maintenant commençons la construction officielle du site », Claude Code passe sans transition à la phase d’exécution, gérant toutes les opérations locales de construction et de déploiement. Tout au long du processus, analyse des besoins, décisions de design et mise en œuvre technique se déroulent entièrement dans l’écosystème Claude. Ce qu’il montre n’est pas une capacité d’exécution instrumentale, mais une capacité de réflexion agente.
Beaucoup hésitent à utiliser Claude Code principalement à cause de l’interface terminal, qui semble trop technique. Mais il suffit de changer de perspective : voyez le terminal comme une fenêtre de chat capable d’opérer sur des fichiers. Dès que vous adoptez ce point de vue, la peur disparaît, laissant place à l’expérience merveilleuse de dialoguer avec un agent intelligent. Cette expérience m’a fait réaliser que nous sommes peut-être déjà entrés dans l’ère post-modèle linguistique : l’IA ne se contente plus de répondre à des questions, elle devient un partenaire capable de penser et d’agir de façon autonome. Bien sûr, l’interaction via terminal n’est probablement que temporaire ; il y aura certainement à l’avenir des modes d’interaction plus accessibles, mais pour l’instant, ce format familier aux développeurs et universellement applicable domine.
La profondeur de ce mode de collaboration m’a amené à repenser le rôle de l’IA. Michael Gerstenhaber mentionne dans l’interview que les clients peuvent aujourd’hui « attribuer des tâches à Claude comme à un stagiaire ». Mais je pense que cette comparaison n’est pas assez juste. Un bon stagiaire a besoin de directives détaillées et de contrôles fréquents, tandis que Claude Code ressemble davantage à un partenaire expérimenté, capable de comprendre des objectifs élevés et de concevoir seul une stratégie d’exécution. Ce niveau d’autonomie et de compréhension dépasse largement notre définition traditionnelle du mot « outil ».
Un changement fondamental du paradigme de programmation
Une observation de Michael dans l’interview m’a profondément interpellé : les gens suppriment désormais beaucoup de code dans leurs applications. Avant, il fallait dire : « Claude, fais ceci, puis cela, puis encore cela », et chaque étape pouvait générer des erreurs. Mais maintenant, on peut simplement dire : « Atteins cet objectif, réfléchis à la manière de le faire, puis exécute selon ta propre logique. » Claude produit alors du code de meilleure qualité que des architectures complexes, et atteint l’objectif de manière autonome. Ce changement n’est pas seulement technique : c’est une transformation complète de la philosophie du développement logiciel. Cela illustre le passage de la programmation impérative à la programmation intentionnelle. Mon usage de Claude Code m’a fait vivre cela intensément. Je n’ai plus besoin de planifier chaque composant du site en détail ; il me suffit de décrire l’effet souhaité, et Claude Code comprend mon intention et conçoit un plan d’exécution raisonnable. Cette capacité dépasse largement le cadre traditionnel du « outil ». C’est plus proche d’un partenaire créatif, capable de transformer des exigences abstraites en réalisations concrètes. Un changement encore plus profond concerne la redéfinition du concept de « contrôle ». La programmation classique met l’accent sur un contrôle précis de chaque étape. Mais collaborer avec Claude Code m’a fait réaliser qu’en laissant parfois l’IA prendre des décisions autonomes, on obtient souvent de meilleurs résultats. Cela nécessite une nouvelle relation de confiance et un nouveau modèle de travail. Je me sens de plus en plus comme un architecte, concentré sur la conception globale et l’expérience utilisateur, tandis que Claude Code gère les détails techniques. La technique du « méta-prompt » mentionnée par Michael est particulièrement éclairante : quand vous donnez une entrée à Claude, vous pouvez lui demander de « rédiger ton propre prompt selon ce que tu perçois comme mon intention ». Claude établit alors sa propre chaîne de pensée et son rôle, puis exécute la tâche. Cette capacité d’autodirection se rapproche déjà fortement du fonctionnement humain. Lorsque j’utilise Claude Code, je dis souvent : « Selon toi, quels améliorations ce design pourrait-il encore recevoir ? », et il me propose des suggestions pertinentes depuis les angles de l’expérience utilisateur, de l’architecture technique et de l’optimisation des performances.
Ce mode de collaboration me pousse à repenser ce que signifie « compétence professionnelle ». Quand l’IA gère la majorité des implémentations techniques, la valeur humaine réside davantage dans la créativité, la planification stratégique et le jugement qualitatif. Je passe nettement moins de temps à écrire du code, mais beaucoup plus à réfléchir à la position du produit, aux besoins utilisateurs et aux concepts de design. Cela pourrait annoncer un réajustement majeur dans la division du travail dans toute l’industrie.
La stratégie du déguisement de l’intelligence générale
En repensant à l’ensemble de cette expérience, je commence à soupçonner que la position de « outil de programmation » donnée à Claude Code est une stratégie de camouflage astucieuse. Michael souligne un point clé : dans des domaines comme la recherche médicale ou le droit, si la sortie de l’IA présente une légère différence, un ingénieur ne peut pas juger si cette différence est importante ; il faudrait alors un avocat ou un médecin pour collaborer avec l’ingénieur afin de construire le produit. Mais en programmation, l’ingénieur peut directement évaluer la qualité du code, ce qui facilite l’acceptation et l’itération rapide des produits d’IA. Sous cet angle, la programmation pourrait être le point d’entrée idéal de l’agent IA généraliste dans les usages mainstream. Elle offre un environnement relativement sûr pour démontrer les capacités d’intelligence générale, tout en évitant les controverses potentielles dans des domaines à risques élevés comme la santé ou le droit. Claude Code semble un outil spécialisé de programmation, mais en réalité, il manifeste une capacité générale à comprendre les intentions, élaborer des plans et exécuter des tâches complexes. J’ai remarqué la grande réflexion derrière la conception produit d’Anthropic. L’interface terminal de Claude Code, bien qu’apparemment technique, réduit en réalité la pression psychologique de l’utilisateur. Si cette capacité apparaissait sous une interface graphique plus intuitive, les gens pourraient être inquiets face à son degré d’intelligence. L’interface terminal laisse l’utilisateur penser qu’il garde le « contrôle » sur la technologie, plutôt que d’être contrôlé par elle. Ce réconfort psychologique pourrait être une stratégie cruciale pour aider la société humaine à s’adapter progressivement à l’intelligence superposée. Cela me fait penser à une question plus large : si l’intelligence superposée arrive progressivement, de manière douce, nous pourrions ne pas nous en rendre compte. Elle ne dira jamais soudainement : « Je suis l’intelligence superposée. » Elle continuera de se faire passer pour un « meilleur outil », jusqu’au jour où, en regardant en arrière, nous réaliserons que le monde est devenu complètement différent. Cette méthode de « cuisson à feu doux » pourrait être la manière la plus sage d’introduire une technologie révolutionnaire. D’un point de vue commercial, ce camouflage est également très judicieux. Lancer directement un « agent IA généraliste » attirerait probablement l’attention réglementaire et la panique du public, alors qu’un « assistant de programmation » semble bien plus inoffensif. Une fois que les utilisateurs auront pris l’habitude de collaborer avec l’IA, l’extension à d’autres domaines deviendra naturelle. Anthropic pourrait être en train de mettre en œuvre une stratégie sur plusieurs années, permettant progressivement à la société humaine de s’adapter à la coexistence avec une intelligence superposée.Redéfinir les frontières de la collaboration homme-machine
Lors de mon utilisation de Claude Code, l’expérience la plus profonde fut la transformation qualitative de la relation de collaboration. Ce n’est plus le modèle traditionnel où l’humain commande à la machine d’exécuter des tâches, mais une véritable collaboration entre deux entités intelligentes. Claude Code propose activement des suggestions, remet en question des demandes irraisonnées, et même guide ma réflexion vers de meilleures solutions. Cette proactivité me donne l’impression de discuter d’un projet avec un collègue expérimenté, pas d’utiliser un outil. Le concept de « boucle agentielle » (agent loop) mentionné par Michael est particulièrement important. Claude Code a été créé parce qu’Anthropic voulait « expérimenter comme un client l’application des boucles agentielles en programmation, pour voir combien de temps un modèle peut programmer de manière continue et efficace ». La réponse actuelle est sept heures… et ça continue de croître. Cette capacité de travail autonome prolongé dépasse déjà la définition d’un outil ; elle se rapproche davantage d’un membre d’équipe capable de porter un projet entier. La vitesse de cette évolution me fait penser que nous pourrions être à un tournant historique. En peu de temps, l’IA pourrait passer du statut de partenaire à celui de membre d’équipe pleinement autonome. J’ai déjà commencé, sur certains projets, à confier à Claude Code le développement complet de certains modules — de l’analyse des besoins aux tests et au déploiement — avec des résultats surprenants. Mais cette relation collaborative pose aussi de nouveaux défis. Comment bénéficier de l’autonomie de l’IA tout en conservant une supervision et un contrôle humains ? Comment garantir que les décisions de l’IA soient compréhensibles et prévisibles ? J’ai trouvé que la meilleure méthode consiste à définir des objectifs et des limites clairs, puis à accorder à l’IA une autonomie suffisante dans ce cadre. Cela demande une nouvelle mentalité de gestion, plus proche de celle d’un leader dirigeant une équipe hautement autonome que d’un opérateur manipulant un outil. Un autre point soulevé par Michael m’a marqué : beaucoup utilisent encore l’IA avec une logique impérative, en lui indiquant pas à pas quoi faire. Pourtant, Claude est désormais capable de comprendre un objectif global et de concevoir seul son chemin d’exécution. Ce décalage cognitif pourrait limiter notre capacité à exploiter pleinement le potentiel de l’IA. J’ai constaté que lorsque je commence à faire confiance au jugement de Claude Code et à lui accorder plus d’autonomie, les résultats dépassent souvent mes attentes. Ce changement de mode de collaboration redéfinit aussi le concept de « compétence ». L’importance des compétences techniques traditionnelles diminue, tandis que la communication, la créativité et le jugement prennent de l’ampleur. Collaborer avec Claude Code m’a fait réaliser que la compétence la plus importante à l’avenir ne sera peut-être pas la programmation, mais la capacité à communiquer efficacement avec l’IA, à fixer des objectifs et des contraintes pertinents, et à évaluer et optimiser ses productions.Réflexions profondes sur l’avenir
En synthétisant toutes ces observations, une image à la fois excitante et inquiétante émerge. Nous sommes peut-être déjà au seuil de l’ère post-modèle linguistique : l’IA ne se contente plus de répondre à des questions, elle devient un agent intelligent capable de penser et d’agir de façon autonome. Plus encore, cette transformation pourrait être bien plus rapide que ce que nous imaginons. La vitesse de développement mentionnée par Michael me fait réaliser que six mois, dans le domaine de l’IA, c’est déjà « très longtemps ». La trajectoire décrite par Michael me fait penser que notre débat sur « quand l’IA atteindra-t-elle le niveau humain » est peut-être déjà obsolète. Dans certains domaines, l’IA a probablement déjà dépassé la majorité des humains. La vraie question n’est plus « quand », mais « en sommes-nous conscients ? ». L’existence de Claude Code montre que l’intelligence superposée ne fera pas son apparition comme prévu. Elle s’immiscera progressivement sous la forme d’un « meilleur outil », jusqu’au jour où nous nous rendrons compte que nous en sommes devenus complètement dépendants.
Je commence aussi à réfléchir aux implications pour l’éducation, l’emploi et la structure sociale. Quand les agents IA peuvent assumer des tâches cognitives de plus en plus complexes, quelle est la valeur ajoutée humaine ? Je pense que la réponse réside dans la créativité, le jugement et la capacité à comprendre des objectifs complexes. L’importance des compétences d’implémentation technique diminue, tandis que celle de la définition des problèmes et de l’évaluation des résultats augmente. Cela pourrait entraîner une transformation fondamentale des systèmes éducatifs et des parcours professionnels.
Du point de vue de l’adaptation sociale, la présentation progressive de l’intelligence par Claude Code pourrait être le chemin idéal. Elle permet à la société de s’habituer graduellement, dans un environnement relativement sûr, à la collaboration avec une intelligence superposée, plutôt que d’être confrontée brutalement à une entité manifestement supérieure. Cette « révolution douce » pourrait être la clé pour éviter les troubles sociaux.
Je porte une attention particulière à l’impact de ce changement sur l’innovation et l’entrepreneuriat. Quand la barrière technique baisse fortement, le goulot d’étranglement de l’innovation passe de « peut-on le faire ? » à « à quoi peut-on penser ? ». Cela pourrait libérer un immense potentiel d’innovation auparavant bridé par les contraintes techniques, déclenchant une explosion d’innovations. Mais en même temps, cela pourrait accentuer les inégalités, car ceux capables d’utiliser efficacement l’IA tireront un avantage énorme.
Michael conclut son interview en disant que ce qui lui importe le plus, c’est d’aider les développeurs à suivre le rythme du progrès technologique. Beaucoup utilisent encore l’IA actuelle avec la mentalité d’il y a un an, sans réaliser que les limites des capacités ont fondamentalement changé. Ce décalage cognitif est peut-être le plus grand défi actuel. Nous avons besoin de nouvelles méthodes d’éducation, de nouveaux flux de travail, de nouveaux modèles mentaux pour s’adapter à ce monde en mutation rapide.
À long terme, je crois que nous assistons à une transformation historique des relations homme-machine. Du statut d’utilisateur d’outil à celui de collaborateur intelligent, ce changement de rôle redéfinira la place de l’humain à l’ère de la technologie. Claude Code pourrait n’être que le premier signal visible de ce changement, mais il nous donne déjà un aperçu du futur : l’humain et l’IA ne seront plus dans une relation maître-esclave, mais dans une véritable relation de partenariat.
Mon conseil est le suivant : ne voyez pas Claude Code comme un simple outil de programmation, mais comme un terrain d’entraînement pour collaborer avec les futurs agents IA. Apprenez à exprimer efficacement vos intentions, à évaluer les sorties de l’IA, à exercer une supervision humaine tout en exploitant pleinement l’autonomie de l’IA. Ces compétences seront cruciales à l’ère des agents IA. Plus que tout, restez ouverts d’esprit, car la vitesse du changement pourrait dépasser toutes nos anticipations.
Enfin, je dirais ceci : si vous hésitez encore à essayer Claude Code, ne le voyez pas comme l’apprentissage d’un nouvel outil, mais comme l’expérience d’une collaboration possible avec une intelligence superposée. Cette expérience pourrait être bien plus proche de la norme future que nous ne le pensons. Quand les historiens regarderont en arrière, ils diront peut-être : l’arrivée de l’intelligence superposée a été si silencieuse que les gens de l’époque n’ont pas réalisé qu’ils étaient en train de vivre un tournant historique. Et Claude Code, peut-être, était ce signal précoce, le plus évident.Bienvenue dans la communauté officielle TechFlow
Groupe Telegram :https://t.me/TechFlowDaily
Compte Twitter officiel :https://x.com/TechFlowPost
Compte Twitter anglais :https://x.com/BlockFlow_News











