
Retour sur Solayer : pourquoi atteint-il constamment de nouveaux sommets ? Quels sont ses atouts technologiques ?
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Retour sur Solayer : pourquoi atteint-il constamment de nouveaux sommets ? Quels sont ses atouts technologiques ?
Contrairement aux approches traditionnelles de mise à l'échelle horizontale dominées par Ethereum, l'équipe Solayer présente dans le livre blanc d'infiniSVM une vision radicalement différente de la scalabilité.
Rédaction : Haotian
Revenons de manière systématique sur la récente performance solide du $LAYER @solayer_labs sur le marché secondaire. Pourquoi la feuille de route technologique InfiniSVM attire-t-elle autant l'attention ? Quelles sont les caractéristiques de cette solution d'extension par accélération matérielle du SVM ? Et comment le paysage industriel de l'écosystème d'extension de Solana va-t-il être redéfini après l'accélération matérielle ? Voici mes observations prospectives :
1) Contrairement à la voie traditionnelle d’extension horizontale dominée par Ethereum, l’équipe Solayer présente dans son livre blanc InfiniSVM une approche radicalement différente : optimiser en profondeur le SVM via l’accélération matérielle pour construire un réseau blockchain capable de supporter des centaines de milliers de TPS. Il s’agit fondamentalement d’une solution d’extension reposant sur une intégration étroite entre matériel et logiciel.
Si l’on retrace l’histoire complète de l’extension blockchain, la première idée fut d’ajuster certains paramètres (blocs plus grands, temps de bloc plus courts), mais cette approche heurte rapidement les limites du dilemme de la trinité blockchain. Les solutions de type layer2 apparues ensuite représentent une extension horizontale dont l’objectif principal est de délester les transactions via des canaux d’état, des sidechains ou des Rollups, ce qui implique inévitablement un sacrifice partiel de l’atomicité globale. En revanche, la voie explorée par InfiniSVM — l’accélération matérielle — constitue une nouvelle approche innovante qui lève les goulots d’étranglement de performance grâce à du matériel spécialisé, tout en conservant un état global unique.
En résumé : l’approche d’extension d’InfiniSVM ne se contente pas d’optimiser des algorithmes, mais repense entièrement l’environnement d’exécution du SVM à travers une architecture de microservices et l’accélération matérielle, en confiant certaines tâches critiques à du matériel dédié, permettant ainsi de préserver l’atomicité et la cohérence dans un état global sous forte charge.
2) Suivant ce raisonnement, beaucoup se demanderont pourquoi l’environnement d’exécution SVM de Solana nécessiterait une accélération matérielle. Selon les données fournies dans le livre blanc de Solayer, un nœud validateur Solana requiert déjà un CPU supérieur à 3,1 GHz, plus de 500 Go de mémoire vive haute vitesse et plus de 2,5 To de stockage NVMe à haut débit. Même avec une telle configuration, le taux d’utilisation du CPU atteint à peine environ 30 % sous forte charge, tandis que la communication P2P frôle déjà la limite de bande passante grand public de 1 Gbps.
D’où vient alors le besoin de matériel encore plus puissant, si le CPU n’est même pas pleinement utilisé ? Cela révèle justement que le goulot d’étranglement actuel de Solana ne réside pas tant dans la puissance de calcul du CPU, mais plutôt dans d’autres composantes : l’architecture de traitement en microservices, qui permet d’isoler différents processus et d’y affecter le matériel le mieux adapté ; ou encore l’usage d’accélérateurs spécialisés capables de déléguer certaines tâches spécifiques comme les signatures à du matériel dédié.
Ainsi, InfiniSVM ne consiste pas simplement à mettre à niveau le matériel, mais à repenser complètement l’environnement d’exécution, en proposant pour chaque goulet d’étranglement une solution d’optimisation matérielle spécifique. C’est comme améliorer l’efficacité d’une chaîne de production : il faut repenser l’intégralité de la ligne, à la fois logicielle et matérielle, plutôt que d’augmenter bêtement le nombre d’ouvriers.
3) Quelles sont donc les caractéristiques notables de la solution d’accélération matérielle d’InfiniSVM ?
1. Une architecture distribuée de microservices : auparavant, le processus monolithique de traitement des transactions de Solana pouvait être décomposé en plusieurs modules extensibles — vérification des signatures, élimination des doublons, planification, stockage, etc. Dans l’architecture InfiniSVM, chaque module peut être traité indépendamment, évitant ainsi le problème critique où un ralentissement dans un seul module bloque toute la chaîne.
2. Un système intelligent de planification des transactions : dans Solana, les lectures/écritures sur un même compte devaient auparavant être traitées en file d’attente. InfiniSVM permet désormais, même pour un même compte, d’exécuter des opérations sans interférence mutuelle, augmentant considérablement la capacité de traitement parallèle. Autrement dit, cela renforce fortement les capacités de gestion fine.
3. La technologie RDMA pour des communications ultra-basses latences : les communications classiques entre nœuds exigent des étapes obligatoires telles que l’empaquetage, la transmission et le dépaquetage. La technologie RDMA permet quant à elle de transférer directement les données d’un nœud vers la mémoire d’un autre nœud, réalisant ainsi une percée allant de la milliseconde à la microseconde, réduisant significativement les conflits d’accès à l’état.
4. Un réseau de stockage intelligent et distribué : alors qu’auparavant Solana imposait une limite de 10 Mo par compte, InfiniSVM adopte une solution de stockage cloud distribué, répartissant les données sur différents nœuds et les classant en « voies rapides » et « voies lentes ». Cette approche contourne non seulement les limitations de capacité, mais optimise également la vitesse d’accès aux données.
4) Après avoir clarifié la trajectoire technique, on entend inévitablement la question : « À quoi ça sert ? ». Globalement, le soutien apporté par l’accélération matérielle renforce davantage l’avantage concurrentiel de Solana dans la compétition au niveau layer1. Contrairement à Ethereum où les gains d’extension du layer2 ne deviennent visibles qu’avec un écosystème bien établi et un volume d’applications suffisant, une percée de performance atteignant des centaines de milliers de TPS par matériel pourrait être prouvée dès l’intégration de quelques cas d’usage verticaux très spécifiques — un chemin bien plus court à parcourir.
Prenons un autre angle : prenons @jito_sol comme exemple. En tant qu’infrastructure MEV sur Solana, Jito a acquis une valeur stratégique clé dans l’optimisation du classement des transactions, l’extraction de MEV et la maximisation des revenus des validateurs. Avant la vague des tokens MEME sur Solana, son utilité n’était pas encore pleinement démontrée. Mais après l’explosion des MEME au cours de l’année écoulée, ce type d’optimisation transactionnelle est devenu un élément indispensable.
La position technologique actuelle de Solayer est similaire. Cette amélioration qui permet aux transactions de mieux performer au sein du système n’est pas facilement perceptible uniquement à travers des scénarios financiers classiques. Toutefois, si l’on envisage le déploiement massif futur de PayFi, où Solana devra servir d’infrastructure de règlement-payement à haut débit et faible latence, la supériorité en termes de TPS deviendra clairement perceptible. De même pour les écosystèmes DePIN, les jeux blockchain complexes ou encore les applications d’agents d’intelligence artificielle (AI Agent).
Bref, en prenant un peu d’avance, évaluer la valeur d’un projet d’infrastructure technique selon sa vision prospective est bien plus pertinent que de se limiter à sa seule utilité immédiate.
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