
Hotcoin Research | L'explosion de la bombe tarifaire : analyse des politiques douanières américaines et de leur impact sur le marché de la cryptomonnaie
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Hotcoin Research | L'explosion de la bombe tarifaire : analyse des politiques douanières américaines et de leur impact sur le marché de la cryptomonnaie
Cet article analysera en détail les mesures concrètes de la nouvelle politique douanière de Trump, ses mécanismes de transmission macroéconomique, l'évolution future de la politique tarifaire américaine ainsi que son impact profond sur le marché de la cryptomonnaie, aidant ainsi les investisseurs à bien comprendre les risques et opportunités qu'elle comporte.
Introduction
Après son retour à la Maison Blanche, Trump a rapidement mis en œuvre ses promesses électorales rigoureuses sur les tarifs douaniers, déclenchant une tempête sans précédent qualifiée par l’opinion d’« guerre des tarifs 2.0 », provoquant de fortes secousses sur les marchés financiers traditionnels et les marchés cryptographiques. Sous cette pression, le bitcoin et l'ensemble du marché des cryptomonnaies ont fortement reculé, confrontant de nombreux projets à de sévères épreuves. Cet article analyse les mesures spécifiques de la nouvelle politique tarifaire de Trump, ses mécanismes macroéconomiques de transmission, l’évolution future de la politique douanière américaine ainsi que ses profondes répercussions sur les marchés cryptographiques, aidant ainsi les investisseurs à mieux comprendre les risques et opportunités.
Deuxième partie : La politique tarifaire de Trump depuis son retour au pouvoir

Février : Le recours massif aux droits de douane
(1) Envers l'Amérique du Nord : le 1er février, les États-Unis ont annoncé une augmentation de 25 % des droits de douane sur toutes les importations provenant du Canada et du Mexique (avec un taux réduit à 10 % pour les ressources énergétiques canadiennes), afin de forcer ces deux pays à renforcer la sécurité frontalière, le contrôle des migrations et la lutte contre le trafic de drogue. Le Canada a aussitôt annoncé des droits de douane rétorsifs de 25 % sur plusieurs milliards de dollars de produits américains, tandis que le Mexique prévoyait également des mesures de riposte.
(2) Envers la Chine : le même jour, Trump a annoncé une hausse de 10 % des droits de douane sur tous les produits chinois exportés vers les États-Unis, entrant en vigueur le 4 février. Cette mesure visait à contraindre la Chine à agir contre le trafic de fentanyl et autres stupéfiants. Trump a également signé un décret annulant l'exonération fiscale précédente accordée aux produits chinois et hongkongais de faible valeur (inférieure à 800 dollars), soumettant désormais ces petits colis au nouveau droit de 10 %. Ces premières mesures marquent le début de la nouvelle politique douanière du gouvernement Trump.
Mars : Négociations tarifaires tendues
(1) Tempête autour des tarifs de l’ALENA : le 4 mars, l’administration Trump a officiellement imposé un droit de 25 % sur tous les biens fabriqués au Mexique et au Canada. Le Canada a immédiatement riposté avec des droits de douane symétriques, tandis que le Mexique a annoncé des mesures de représailles, ravivant les craintes d’une nouvelle guerre commerciale. Un jour plus tard, le 5 mars, Trump a temporairement exempté pendant un mois les véhicules canadiens et mexicains de ces droits afin de soulager les trois grands constructeurs automobiles américains. Le 6 mars, il a signé un décret reportant l’entrée en vigueur de ces tarifs sur les deux pays jusqu’au 2 avril, permettant de poursuivre les négociations. Le Canada et le Mexique ont alors suspendu leurs plans de contre-mesures. Malgré ce bref apaisement, le 7 mars, Trump a menacé d’imposer de nouveaux droits sur le bois et les produits laitiers canadiens, critiquant les droits élevés que le Canada maintient depuis longtemps sur les produits agricoles américains, affirmant que les États-Unis y répondraient par des droits « réciproques ». Trump a déclaré franchement qu’il y aurait « davantage de changements et d’ajustements à venir dans les tarifs », illustrant l’approche radicale et instable de sa politique douanière, qui a rapidement ébranlé la stabilité des relations commerciales nord-américaines.
(2) Retour des droits sur l’acier et l’aluminium : l’administration Trump a également rétabli en mars les droits élevés sur l’acier et l’aluminium à l’échelle mondiale. À compter du 12 mars, les États-Unis ont réimposé un droit de 25 % sur l’acier importé et de 10 % sur l’aluminium (fondé sur l'article 232 invoquant des raisons de sécurité nationale), une reprise effective des mesures appliquées durant le premier mandat de Trump. En réponse, l’Union européenne a imposé à partir du 1er avril des droits rétorsifs allant de 4,4 % à 50 % sur les produits sidérurgiques et aluminium américains.
Avril : Escalade de la guerre tarifaire
Les « tarifs du jour de la Libération » : le 2 avril, Trump a annoncé depuis la Maison Blanche une nouvelle série de mesures tarifaires drastiques, surnommées les « tarifs du jour de la Libération ». Il a signé deux décrets relatifs aux « droits réciproques » :
(1) Taxation universelle : à compter du 5 avril, tous les produits importés des 185 pays partenaires sont assujettis à un droit additionnel de 10 %, dit « généralisé ». Cela signifie que, sauf quelques exemptions, la quasi-totalité des importations est frappée d’un impôt ad valorem supplémentaire de 10 %. Les partenaires de l’Accord USMCA (Canada, Mexique) sont temporairement exemptés de ce droit généralisé de 10 %, tout comme les petits colis e-commerce (<800 $), dont la taxation est reportée afin d’atténuer l’impact sur la consommation courante.
(2) Hausses réciproques : pour les économies ayant un déficit commercial important avec les États-Unis, un taux accru de « réciprocité tarifaire » est appliqué en sus des 10 %, entrant en vigueur le 9 avril. Les taux selon les pays sont : Chine 34 %, Union européenne 20 %, Japon 24 %, Corée du Sud 25 %, Taïwan 32 %, Inde 26 %, Thaïlande 36 %, etc. Par ailleurs, un droit supplémentaire de 25 % est imposé à compter du 3 avril sur tous les véhicules et composants importés, dans le but de relancer la production automobile « aux États-Unis ». Cette vague tarifaire touche presque tous les principaux partenaires commerciaux mondiaux, avec une ampleur et des taux sans précédent, qualifiée de « bombe nucléaire tarifaire ».

Source : https://www.bbc.com/
Cette flambée brutale des tarifs a inévitablement provoqué un choc mondial. Plusieurs pays ont annoncé leur intention de riposter : le 3 avril, l’UE et le Canada ont clairement indiqué être « prêts à prendre des mesures de rétorsion », tandis que le Japon cherchait activement une exemption ; le 4 avril, la Chine a annoncé une contre-mesure de 34 % en réponse. Peu après, Trump a menacé d’ajouter 50 % supplémentaires, portant le total à 104 % avec les 20 % déjà perçus. Ce même jour, la Chine a riposté à nouveau, annonçant qu’à compter du 10 avril, elle imposerait un droit additionnel de 50 % sur tous les produits américains, portant le taux global à 84 %. Une confrontation commerciale totale s’est ainsi installée entre les États-Unis et les principales économies, notamment la Chine.
Moins de 24 heures après avoir effectivement imposé des droits élevés à plusieurs dizaines de partenaires commerciaux, Trump a soudainement changé de position. Le 9 avril, estimant que plus de 75 pays avaient contacté ses représentants pour entamer des discussions, il a annoncé la suspension de ces nouveaux tarifs pendant 90 jours. Pendant cette période, le tarif généralisé sera ramené à 10 %, et la suspension prend effet immédiatement. Toutefois, cette pause ne concerne pas les droits déjà appliqués au Mexique et au Canada. Par ailleurs, les droits sur les produits chinois seront augmentés de 104 % à 125 %.
Troisième partie : Mécanismes de transmission de la politique tarifaire sur les marchés cryptographiques
La nouvelle politique tarifaire de Trump modifie non seulement le paysage du commerce international, mais affecte aussi les marchés cryptographiques — dont le bitcoin — via plusieurs canaux macroéconomiques. En tant qu’outil politique majeur, les tarifs déclenchent des effets en chaîne sur la croissance économique, l’inflation, les flux de capitaux, les taux de change et le sentiment du marché, qui se transmettent ensuite aux actifs numériques. Voici les mécanismes clés :
- Ralentissement économique et craintes inflationnistes : Une vaste imposition tarifaire revient à taxer les biens importés, augmentant directement les coûts pour les entreprises et les consommateurs. Cela exacerbe les pressions inflationnistes tout en freinant la croissance. L’association d’une inflation anticipée en hausse et d’un ralentissement économique constitue un signal alarmant, poussant les investisseurs vers des actifs refuges traditionnels. En effet, face à l’incertitude tarifaire, les investisseurs ont davantage opté pour l’or plutôt que les actifs émergents tels que le bitcoin : début avril, le cours de l’or a dépassé 3 150 dollars l’once, atteignant un sommet historique. Bien que le bitcoin soit considéré comme un « or numérique » anti-inflation, son caractère spéculatif semble aujourd’hui dominer son rôle de refuge, car la demande de protection face à l’inflation s’oriente principalement vers des actifs traditionnels comme l’or.
- Serrage de la liquidité en dollar et besoin de conversion : La guerre commerciale perturbe les chaînes d’approvisionnement mondiales et les échanges, ce qui peut entraîner un resserrement de la liquidité en dollars. La baisse des importations et exportations réduit l’offre de dollars dans les transactions commerciales, tandis que l’incertitude pousse entreprises et investisseurs à conserver davantage de trésorerie, augmentant ainsi la demande de dollars. Dans ce contexte, certains investisseurs institutionnels ou particuliers peuvent être contraints de vendre des actifs pour obtenir des liquidités en dollars. Certains investisseurs, confrontés à des baisses boursières, pourraient vendre leurs positions en cryptomonnaies. Cette pression vendeuse accentue la chute des cours. De plus, l’aversion au risque peut renforcer le dollar, pesant sur le prix du bitcoin libellé en dollars. Actuellement, face aux chocs tarifaires, le marché anticipe une baisse plus précoce des taux par la Fed pour soutenir l’économie, ce qui a fait chuter brutalement le rendement des obligations américaines (le taux du Trésor américain à 10 ans a baissé de 20 points de base après l’annonce). Ce changement d’anticipation des taux influence aussi les préférences d’allocation : les fonds de sécurité affluent vers les obligations et les actifs en dollars, affaiblissant relativement la demande pour les actifs à haut risque.
- Changement de préférence pour le risque et du sentiment du marché : Des droits de douane massifs sont perçus comme une mauvaise nouvelle majeure, sapant directement l’appétit au risque des investisseurs mondiaux. La tension commerciale provoquée par Trump fait grimper l’incertitude, incitant les investisseurs à adopter une stratégie de « vente d’abord, observation ensuite ». La chute conjointe des actions et du bitcoin montre une forte corrélation positive : selon TradingView, le coefficient de corrélation entre le bitcoin et l’indice S&P500 atteint 0,66, indiquant que dans un choc de risque intense, le bitcoin est désormais traité comme un actif risqué plutôt que comme un refuge. L’incertitude générée par la politique tarifaire a également dissipé l’optimisme antérieur. Trump avait initialement envoyé des signaux favorables aux cryptomonnaies durant sa campagne et au début de son mandat, propulsant le bitcoin à environ 109 000 dollars fin 2024. Mais l’ombre de la guerre commerciale s’est rapidement étendue. Avec la détérioration des perspectives commerciales et la pression croissante sur l’économie, l’aversion au risque domine, et la dynamique haussière des actifs numériques s’est nettement affaiblie.

Source : https://newhedge.io/bitcoin/us-equities-correlation
- Évolution historique et transformation du statut des actifs cryptographiques : La réaction du marché crypto aux conflits commerciaux diffère de celle observée il y a quelques années. Lors de la première guerre commerciale lancée par Trump en 2018, certains investisseurs voyaient le bitcoin comme un outil de couverture contre l’incertitude, ce qui avait fait passer son prix d’environ 3 700 dollars à 13 000 dollars, réalisant une performance « contre vents et marées ». Aujourd’hui, le marché est plus mature et plus intégré aux marchés traditionnels. Lors de ce nouveau choc tarifaire en 2025, le bitcoin n’a pas reproduit sa performance haussière de 2018, tombant au contraire avec les actions. Cela montre une évolution dans la structure des investisseurs et dans la perception du bitcoin : avec une part croissante d’investisseurs institutionnels, son comportement ressemble davantage à celui des valeurs technologiques, c’est-à-dire d’un actif risqué, plutôt que d’un actif indépendant. Ce changement reflète aussi une intégration accrue des marchés cryptographiques dans le système financier mondial.
Quatrième partie : Analyse de la performance des marchés cryptographiques après l’annonce des tarifs
L’évolution du bitcoin et des marchés cryptographiques au premier trimestre 2025 suit étroitement le calendrier des annonces tarifaires de Trump. Les variations de volume et de flux de capitaux reflètent un passage d’un sentiment optimiste à une prudence accrue. Sous cette pression macroéconomique, le marché crypto est entré dans une phase de repli à court terme.
Février : Refroidissement du sentiment optimiste : Entre fin 2024 et début 2025, encouragé par l’élection de Trump et ses déclarations favorables aux actifs numériques, le bitcoin prolongeait la tendance haussière de l’année précédente, dépassant brièvement les 100 000 dollars. Toutefois, dès l’arrivée progressive des nouvelles tarifaires début février, le prix du bitcoin a rapidement chuté, entraînant un recul massif de l’ensemble du marché. Fin février, le cours du bitcoin avait perdu environ 28 % par rapport à son sommet de janvier, entrant dans une zone technique d’« ours ». Sur l’ensemble du mois, la capitalisation totale des cryptomonnaies mondiales a fondu de plus de 1 000 milliards de dollars. Le marché crypto a donc subi un « refroidissement » lors de la première vague tarifaire.
Mars : Marché en consolidation volatile : En mars, la politique tarifaire de l’administration Trump concernant le Mexique, le Canada et l’acier/aluminium a connu plusieurs rebondissements, entraînant des fluctuations d’humeur du marché. Début mars, suite aux annonces contradictoires sur l’entrée en vigueur puis le report des droits sur les voisins nord-américains, le bitcoin a oscillé autour de 80 000 dollars. D’un côté, le report temporaire des droits sur les alliés a apporté un certain réconfort, entraînant un bref rebond des actifs risqués ; de l’autre, les déclarations répétées et fermes de Trump ont dissuadé les investisseurs de s’engager massivement. Durant tout le mois, le prix du bitcoin est resté globalement compris entre 75 000 et 90 000 dollars, dans une large bande de fluctuation.
Secousse d’avril après les « tarifs du jour de la Libération » : Début avril, l’annonce officielle par Trump de mesures tarifaires généralisées a servi de détonateur, déclenchant une nouvelle volatilité majeure. Le 2 avril, jour de la publication du plan tarifaire, le prix du bitcoin a d’abord connu une variation ponctuelle — bondissant brièvement à environ 87 400 dollars, comme si certains fonds l’interprétaient à tort comme un signal haussier lié à l’inflation. Puis il a chuté brutalement, atteignant un minimum de 82 000 dollars, avec une amplitude intrajournalière supérieure à 6 %. Au 9 avril, la tendance baissière s’est poursuivie, faisant plonger le bitcoin à 74 508 dollars, son plus bas niveau de l’année.

Source : https://www.hotcoin.com/en_US/trade/exchange
Selon les données de CoinMarketCap, le jour même de l’annonce des tarifs (2 avril), les produits d’investissement liés aux cryptomonnaies (comme les ETF) ont enregistré un retrait net d’environ 8,6 milliards de dollars, dont 8,7 milliards pour les ETF bitcoin uniquement. Cela indique que les fonds institutionnels ont rapidement désinvesti pour se protéger. De plus, la capitalisation du marché crypto a fondu d’environ 500 milliards de dollars cette semaine-là. Par ailleurs, le volume ouvert sur les contrats à terme bitcoin du CME a diminué, suggérant que certains investisseurs institutionnels réduisaient leur exposition au risque. Tous ces signes confirment que, dans cet environnement de recherche de sécurité, les capitaux quittent temporairement le marché crypto, accentuant la tension sur la liquidité interne.
Cinquième partie : Évolution future des tarifs et perspectives du marché crypto
Au début 2025, l’économie mondiale évoluait déjà dans un contexte de ralentissement conjugué à une baisse de l’inflation. Après un cycle de hausses de taux en 2024, l’inflation américaine était en légère baisse, mais la croissance perdait de la vigueur. L’économie européenne flirtait avec la stagflation, tandis que les marchés émergents comme la Chine tentaient de relancer leur reprise. Dans ce cadre, une guerre commerciale généralisée vient jeter une ombre supplémentaire sur une reprise déjà fragile.
5.1 Évolution future de la politique tarifaire américaine
Trump pourrait utiliser la pression maximale comme levier de négociation, abaissant progressivement certains droits après avoir obtenu des concessions. Par exemple, les droits sur le Canada et le Mexique pourraient être annulés ou réduits si un accord est trouvé sur les questions migratoires et antidrogue ; ceux sur les voitures européennes pourraient être suspendus via de nouvelles négociations commerciales ; les droits sur la Chine pourraient faire l’objet d’une « suppression partielle » en échange d’un accroissement des achats ou d’une ouverture du marché chinois.
Le gouvernement Trump affirme que les recettes tarifaires serviront à soutenir l’industrie nationale et les infrastructures. Il pourrait donc ajuster légèrement certains droits après négociation, mais les tarifs élevés dans des secteurs clés comme les nouvelles énergies ou les semi-conducteurs devraient rester en place durablement. Si l’économie se détériore fortement en seconde moitié d’année, une révision de la stratégie tarifaire pourrait devenir inévitable.
5.2 Impact de la politique tarifaire sur la politique monétaire
Face aux chocs tarifaires, la détérioration des perspectives de croissance pourrait forcer la Fed à assouplir sa politique plus tôt que prévu. Les marchés anticipent désormais un début de baisse des taux en 2025. Selon l’analyse de la banque privée JPMorgan, le marché s’attend à ce que la Fed ramène les taux à environ 3,5 % d’ici la fin de l’année, estimant que les risques de croissance surpasseront les risques d’inflation comme moteur principal de baisse des rendements. Pourtant, d’un côté, la guerre commerciale alimente les craintes de récession, de l’autre, les droits de douane poussent l’inflation à la hausse, limitant ainsi la marge de manœuvre de la banque centrale. Ce dilemme politique augmente l’incertitude sur les perspectives.
Si les tarifs persistent à long terme, la haute taxation des importations équivaut à un choc de stagflation auto-infligé par les États-Unis. Si tous les droits sont appliqués, la hausse des prix pourrait placer la Fed dans une impasse : baisser les taux risquerait de stimuler l’inflation et les bulles d’actifs, tandis que ne pas les baisser exposerait l’économie à une contraction sévère. En revanche, si des avancées en matière de négociation permettent d’alléger certains tarifs, cela pourrait améliorer les attentes de croissance, réduire la pression inflationniste, ouvrir la voie à des baisses de taux et améliorer la liquidité, ce qui serait favorable à tous les actifs, y compris le bitcoin.
5.3 Perspectives futures et impacts potentiels sur le marché crypto
Si les tensions commerciales s’apaisent à court terme, le regain d’appétit au risque pourrait relancer les cryptomonnaies. Notamment, si la Fed parvient à baisser les taux ou même à relancer son bilan, le bitcoin et l’Ethereum, après un ajustement profond, pourraient retrouver de la vigueur. Compte tenu de la position relativement favorable de Trump et de son équipe envers les cryptomonnaies, une amélioration économique pourrait les inciter à adopter davantage la technologie blockchain, par exemple en proposant des réformes réglementaires ou en approuvant de nouveaux produits conformes.
À l’inverse, si la guerre commerciale stagne ou s’aggrave, l’économie mondiale pourrait entrer en récession, plongeant les marchés financiers traditionnels dans la morosité. Dans ce scénario, les cryptomonnaies continueraient à baisser avec les autres actifs risqués à court terme. Toutefois, après cette épreuve, le bitcoin pourrait retrouver sa fonction de réserve de valeur. Si les banques centrales engagent des politiques de relâchement compétitif et que la crédibilité des monnaies fiduciaires s’effrite, le bitcoin, en tant qu’actif rare non altérable par les banques centrales, pourrait attirer une nouvelle vague de capitaux.
Sixième partie : Conclusion
À court terme, l’impact des tarifs sur le marché crypto est négatif, le marché peinant à trouver un plancher sous pression de sécurité. À moyen terme, l’effet dépendra de l’évolution de la guerre commerciale et de l’efficacité des politiques de compensation macroéconomiques, avec un marché probablement volatil et en phase de consolidation. À long terme, ces bouleversements pourraient rediriger le système financier mondial, offrant aux actifs cryptographiques, notamment au bitcoin, des opportunités stratégiques imprévues.
Quel que soit l’issue, ce choc tarifaire constitue un test de résilience pour l’industrie crypto : la question de savoir si le bitcoin peut véritablement devenir un « or numérique » sera tranchée sur un horizon plus long. Si le protectionnisme fragmente l’économie mondiale, le bitcoin pourrait émerger comme un ancrage de valeur et un instrument de couverture reliant les différents systèmes économiques.
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