
Quels sont les avantages apportés par la mise à niveau Boojum pour zkSync ?
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Quels sont les avantages apportés par la mise à niveau Boojum pour zkSync ?
zkSync a résisté au test de charge des inscriptions grâce à Boojum.
Rédaction : Haotian
Récemment, @zksync a terminé la mise à jour Boojum, qui a permis à zkSync de résister au test de charge imposé par l'opération d'inscription SYNC. Pourtant, l'importance de Boojum est sous-estimée par le marché.
Quelles améliorations de performance Boojum apporte-t-il exactement ? Le problème de stabilité des applications DeFi, souvent critiqué, peut-il être résolu ? Voici mon analyse :
1) La mise à jour Boojum marque, en termes simples, la transition de zkSync des preuves SNARK vers les preuves STARK. Le processus fonctionne comme suit :
Une fois qu’un lot (batch) de transactions est finalisé, celles-ci sont divisées en plusieurs circuits spécialisés, puis traitées en parallèle à grande vitesse pour générer un grand nombre de preuves STARK. Ces dernières sont ensuite agrégées en une seule preuve STARK, qui est finalement encapsulée dans une preuve SNARK avant d’être soumise au réseau principal pour vérification.
Cette combinaison hybride de STARK et de SNARK permet à la fois un traitement efficace d’un volume élevé de transactions et une réduction de la taille des données soumises au réseau principal (car les SNARK sont plus compacts), assurant ainsi une meilleure compatibilité avec le réseau principal.
L'utilisation simultanée de ces deux types de preuves implique des progrès majeurs dans le système Prover, notamment en matière de techniques avancées de compression, d'accélération matérielle, d'optimisation algorithmique, d'efficacité du regroupement et de traitement par lots, ainsi que d'optimisation de la mémoire et du stockage.
2) Selon les explications publiées par @0xtaetaehoho sur Twitter, avant la mise à jour Boojum, chaque transaction occupait en moyenne 211 octets, mais après la mise à jour, cette taille peut être réduite à environ 68 octets. Cette amélioration significative des techniques de compression permettra d’augmenter fortement le nombre de transactions par batch sur la couche 2, ce qui entraînera une hausse notable du débit transactionnel (TPS, environ 450) et une réduction d’environ 65 % des frais moyens par transaction (coût en gaz).
Le principe est simple : la couche 2 soumet au réseau principal des données de preuve d'état via calldata. Comme la capacité de stockage du réseau principal est limitée, la capacité de traitement parallèle STARK de la couche 2 ainsi que sa technologie de compression SNARK déterminent directement le volume de transactions pouvant être inclus dans un batch unique et influencent ainsi le niveau des frais de gaz.
3) Auparavant, les ZK-Rollups rencontraient des problèmes de stabilité lors du traitement de transactions DeFi peu fréquentes, car leur conception native n’était pas favorable à la stabilité des protocoles DeFi. Par exemple, les prix fluctuants dans les applications DeFi nécessitent des mises à jour provenant de plusieurs oracles ; si deux transactions ne sont pas intégrées dans le même état de batch, cela augmente les perturbations transactionnelles (slippage).
Or désormais, avec l’augmentation considérable du volume de transactions par batch sur la couche 2, davantage de mises à jour d’états provenant des oracles peuvent être incluses dans un même bloc. Les problèmes de stabilité liés aux applications DeFi seront donc efficacement résolus.
Comme l’a souligné Anthony Krose, représentant officiel de zkSync (@anthonykrose), peu importe le nombre de mises à jour d’oracles incluses dans un bloc, tout l’état du bloc peut désormais être traité et enregistré comme un ensemble unique, avec un coût de mise à jour d’état facturé une seule fois. Cela bénéficie grandement aux applications DeFi s’exécutant sur des chaînes ZK-Rollup, en offrant des frais réduits, une haute efficacité et une meilleure stabilité.
En théorie, la mise à jour Boojum devrait marquer un progrès historique pour zkSync.
D’une part, elle confirme l’hypothèse selon laquelle plus le volume de transactions dans un système ZK est élevé, plus les frais de gaz diminuent et l’expérience utilisateur s’améliore. D’autre part, elle démontre que l’optimisation des ressources informatiques — telles que les techniques de compression, l’accélération matérielle et autres — dans le système Prover hors chaîne ouvre des perspectives infinies pour les performances des systèmes ZK.
Tout le monde attendait que la mise à niveau de type « Cancun » sur Ethereum réduise les coûts des batches sur les couches 2 grâce à l’introduction des blocs Blob. Or, aujourd’hui, les optimisations techniques internes des systèmes ZK ont déjà placé les Rollups de type ZK et ceux de type OP sur un pied d’égalité.
Ce qui est crucial, c’est que les ZK-Rollups deviennent bien plus « proactifs » que les OP-Rollups. L’avantage technologique longtemps annoncé des ZK-Rollups est désormais pleinement démontré grâce à la mise à jour Boojum.
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