TechFlow rapporte que, le 20 juin, CZ a partagé sur la plateforme X une vidéo d’interview dans laquelle il évoque l’impact potentiel du calcul quantique sur l’infrastructure cryptographique du Bitcoin, notamment la menace qu’il pourrait représenter pour les bitcoins détenus par Satoshi Nakamoto. Si, à l’avenir, une attaque quantique venait à compromettre les anciens systèmes cryptographiques, la communauté devrait faire face à trois options possibles :
La première consiste à « ne rien faire », laissant ainsi les actifs concernés être transférés naturellement par les attaquants, ce qui générerait une pression vendeuse, mais permettrait peut-être, à terme, une redistribution vers la communauté ;
La deuxième option serait de geler ou de restreindre les adresses concernées, en envisageant un retour des actifs sous réserve de vérification d’identité ; toutefois, CZ estime que cette voie soulève des problèmes techniques et de confiance une fois la cryptographie compromise ;
La troisième option correspond à des solutions intermédiaires telles que « ralentir ou retarder les transferts », mais celles-ci posent également des défis complexes en termes de mise en œuvre.
CZ propose également un scénario intermédiaire : définir, via la gouvernance communautaire, une fenêtre temporelle — par exemple de 6 à 12 mois — durant laquelle, si les fonds provenant des adresses anciennes n’ont pas été déplacés, ils seraient verrouillés définitivement hors de la circulation, soit par un fork réseau, soit par une mise à niveau du protocole. Cette mesure viserait à éviter qu’un attaquant ne s’empare massivement de ces fonds à l’avenir et ne crée une pression vendeuse importante sur le marché. Il insiste sur le fait que toute décision de ce type devrait être soumise à un vote communautaire et reconnaît qu’aucune solution parfaite n’existe aujourd’hui. Toutefois, « ne rien faire pourrait s’avérer, à l’avenir, la pire des options » ; il est donc essentiel de concevoir dès maintenant des mécanismes adaptés pour faire face aux risques quantiques potentiels.