TechFlow a rapporté, le 9 avril, qu’avant l’annonce de l’accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, des investisseurs ont vendu massivement, mardi à 19h45 GMT, 8 600 contrats à terme sur le pétrole brut Brent et WTI, représentant environ 950 millions de dollars de positions vendeuses. Peu après, à 22h30 GMT ce même soir, le président américain Donald Trump a annoncé un accord de cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran, provoquant une chute immédiate des cours des contrats à terme sur le pétrole brut d’environ 15 %, passant sous la barre des 100 dollars le baril.
Il est à noter que de telles transactions importantes sont généralement réparties sur plusieurs bourses afin d’éviter tout impact sur les prix ; or, l’exécution concentrée, après la clôture, d’un seul ordre de cette ampleur constitue un événement extrêmement rare. Ce schéma est identique à celui observé le 23 mars dernier : à ce moment-là, des investisseurs avaient vendu pour environ 500 millions de dollars de contrats à terme sur le pétrole brut seulement quinze minutes avant que Donald Trump n’annonce le report des frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes, entraînant également une baisse de 15 % des cours du pétrole.
À ce sujet, le représentant au Congrès Ritchie Torres a adressé une lettre à la Securities and Exchange Commission (SEC) et à la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), demandant instamment une enquête sur ces transactions « suspectes ».




