TechFlow rapporte, le 28 mars, qu’Antoine Scalia, PDG de la société d’infrastructures pour les marchés cryptographiques Cryptio, a commenté, dans un article publié par Crowdfund Insider, la disposition relative au rendement des stablecoins contenue dans la loi CLARITY (Cryptocurrency Market Structure Act) du Sénat américain, qualifiant l’interdiction actuelle de « comportement intéressé » impulsé par les lobbyistes bancaires.
Scalia souligne que tant la loi GENIUS (stablecoin bill) que la version du Sénat de la loi CLARITY imposent des restrictions sévères au rendement des stablecoins, principalement en raison des inquiétudes des banques traditionnelles face à une éventuelle fuite des dépôts vers des stablecoins offrant des rendements élevés. Il déclare : « Le débat autour de la loi CLARITY évolue progressivement d’une approche purement centrée sur les risques vers une réflexion plus équilibrée portant sur la structure des marchés et la compétitivité du dollar. Une limitation excessive des mécanismes d’incitation liés aux stablecoins pourrait déplacer la liquidité à l’étranger sans réduire pour autant les risques. » Il insiste sur le fait que le marché du dollar numérique évoluera inévitablement, notamment via des mécanismes de rendement et de récompenses, et que la priorité des politiques publiques doit être de garantir la transparence, l’auditabilité et l’ancrage dans le cadre réglementaire américain, plutôt que d’interdire purement et simplement ces dispositifs.
Scalia estime que l’autorisation du rendement des stablecoins profiterait aux consommateurs américains ainsi qu’à la position du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale, ajoutant que les arguments avancés par les banques — fondés sur une « incertitude » — ne reposent sur aucune preuve empirique.




