TechFlow rapporte, le 21 mars, qu’après Decrypt, le volume des transactions au comptant de jetons alternatifs (altcoins) s’est fortement contracté depuis octobre 2025. Selon les données de CryptoQuant, le volume des échanges d’altcoins sur Binance est passé de 40 à 50 milliards de dollars à seulement 7,7 milliards de dollars, soit une baisse de 80 % à 85 %. Sur les autres plateformes d’échange, ce volume est tombé de 63 à 91 milliards de dollars à 18,8 milliards de dollars. Parallèlement, les tendances Google indiquent que les recherches liées aux termes « altcoins » et « cryptomonnaies » ont connu un déclin continu après que le bitcoin a atteint plusieurs sommets historiques en août 2025.
Justin d’Anethan, directeur de la recherche chez l’institut d’études cryptographiques Arctic Digital, explique que le contexte monétaire actuel est nettement plus restrictif que lors des cycles précédents. À cela s’ajoutent des données faibles sur l’emploi, une hausse des prix du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient, ainsi qu’un renforcement des anticipations de stagflation. Dans ce contexte, les investisseurs privilégient une stratégie d’attente ou se concentrent sur les actifs dotés des récits les plus clairs et de la liquidité la plus abondante : le bitcoin.
Plusieurs analystes considèrent qu’un cycle généralisé d’altcoins à la manière de celui observé entre 2020 et 2021 est structurellement improbable aujourd’hui. Le roulement des capitaux sera donc plus bref et se concentrera exclusivement sur des segments spécifiques soutenus par des récits bien définis, tels que les infrastructures, les actifs réels tokenisés (RWA) et les nouveaux cas d’usage dans le domaine de la consommation. Aytunc Yildizli, Chief Growth Officer chez 0G Labs, souligne que le bitcoin devra franchir la fourchette de 120 000 à 130 000 dollars pour déclencher un « effet richesse », incitant les détenteurs à réallouer une partie de leurs gains vers des actifs à forte sensibilité (high-beta).




