TechFlow rapporte que, le 21 mars, Alex Thorn, directeur de la recherche chez Galaxy Research, a publié sur la plateforme sociale X une déclaration indiquant que la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis, en collaboration avec la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), a publié mardi cette semaine des lignes directrices historiques sur la classification des actifs numériques. Ces lignes directrices classent officiellement les actifs numériques en cinq catégories : marchandises numériques, objets de collection numériques, outils numériques, stablecoins et titres numériques (titres tokenisés), précisant clairement que seule la dernière catégorie constitue un titre soumis à l’enregistrement ou à une exemption d’enregistrement conformément aux lois fédérales sur les valeurs mobilières.
Ces lignes directrices, publiées officiellement au Federal Register en tant que règle interprétative au niveau des commissions, remplacent explicitement le cadre d’analyse du « contrat d’investissement » utilisé depuis 2019 sous l’ère Gensler. Elles définissent également deux voies claires permettant à un jeton de sortir du statut de titre : premièrement, si l’émetteur achève la gestion centrale qu’il s’était engagé à assurer, le contrat d’investissement prend fin et le jeton peut être librement négocié sur le marché secondaire en tant qu’actif non titrisé ; deuxièmement, si l’émetteur abandonne le projet ou reste silencieux sur une longue période, le contrat d’investissement prend également fin. En outre, les lignes directrices précisent que les distributions gratuites (airdrops), l’extraction (mining) et le staking ne constituent généralement pas des opérations de valeurs mobilières, et que l’emballage (wrapping) ou le déballage (unwrapping) d’un actif n’en modifie pas le statut de titre.
Alex Thorn estime que ces lignes directrices marquent officiellement la fin de la posture réglementaire hostile envers l’industrie de la cryptographie adoptée sous l’ère Gensler, apportant ainsi une clarté essentielle pour une participation accrue des institutions. Toutefois, il souligne également que les règles interprétatives ne possèdent pas de force contraignante au regard de la loi, et qu’un nouveau gouvernement pourrait les révoquer à tout moment — ce qui constitue précisément la raison fondamentale pour laquelle le secteur pousse activement à l’adoption du projet de loi CLARITY.




