
Résumé du marché du 11 février : le Dow Jones progresse fortement, tandis que le bitcoin reprend son souffle
TechFlow SélectionTechFlow Sélection

Résumé du marché du 11 février : le Dow Jones progresse fortement, tandis que le bitcoin reprend son souffle
Il s’agit d’un marché en cours de réévaluation.
Auteur : TechFlow
Marchés américains : Le Dow Jones chante seul, les valeurs technologiques peinent encore à reprendre leur souffle
Hier (10 février), à la clôture des marchés américains, les trois principaux indices ont poursuivi leur scénario « scindé ».
L’indice Dow Jones Industrial Average a atteint un nouveau record historique de clôture à 50 188 points, franchissant avec succès le seuil psychologique des 50 000 points sans toutefois marquer de pause ; en revanche, l’indice S&P 500 a reculé de 0,33 % à 6 941 points, tandis que le Nasdaq a perdu 0,59 % pour s’établir à 23 102 points. L’ombre portée par la narration autour de l’intelligence artificielle (IA) continue de planer.
Que s’est-il donc passé ?
Deux événements simultanés ont mis les nerfs des marchés à rude épreuve.
Premièrement, les ventes au détail de décembre ont « capoté » : la croissance réelle a été nulle, contre une prévision de +0,4 % de la part de Wall Street. Les consommateurs ont fait des économies durant la période festive — ce n’est pas une bonne nouvelle. Mais il y a un revers positif : plus les données sont médiocres, plus les marchés anticipent un nombre accru de baisses de taux par la Réserve fédérale (Fed) cette année ; les rendements des obligations d’État ont ainsi immédiatement reculé, bénéficiant aux titres financiers fortement pondérés dans l’indice Dow Jones. Il s’agit d’un raisonnement typiquement contre-intuitif selon lequel « une mauvaise nouvelle est une bonne nouvelle ».
Deuxièmement, la « vague de choc » liée à l’IA n’a pas encore disparu. Le principal souci du marché ces derniers temps réside dans la question suivante : qui l’IA est-elle en train de bouleverser exactement ? Cette scission structurelle au sein du secteur technologique repose sur une logique simple : les semi-conducteurs performant bien, les logiciels mal. Le chiffre d’affaires de TSMC en janvier a atteint un record historique, en hausse de 37 % sur un an, entraînant dans son sillage les cours de Nvidia, AMD et Broadcom. En revanche, les valeurs logicielles d’entreprise restent plombées — ServiceNow et Salesforce ont subi la semaine dernière des chutes journalières de 6 à 7 %. L’essence même de l’IA consiste à « remplacer les services logiciels par des machines », ce qui explique pourquoi les acteurs de la puissance de calcul sortent gagnants, tandis que les fournisseurs d’outils applicatifs voient leurs valorisations remises en cause.
Au moment de la séance pré-marché (heure de Pékin), deux éléments méritent une attention particulière : premièrement, la publication imminente des chiffres clés de l’emploi non agricole (« nonfarm payrolls »), pièce maîtresse du puzzle déterminant la trajectoire des baisses de taux par la Fed ; deuxièmement, les résultats trimestriels de Coca-Cola, jugés décevants par le marché, notamment en raison d’une pression sur les ventes internationales (y compris en Chine), ce qui pourrait fragiliser davantage le secteur de la consommation aujourd’hui.
Or et argent : Après un effondrement épique, reconstruction sur les ruines
Si vous avez dormi la semaine dernière, vous pourriez croire à un voyage dans le temps en vous réveillant.
Tout commence le 29 janvier. Ce jour-là, l’or a atteint un sommet historique de 5 598 dollars l’once, tandis que l’argent a grimpé jusqu’à 122 dollars l’once — soit près de quatre fois son niveau début 2025. Puis, le 30 janvier, tout s’est arrêté net. Donald Trump a annoncé la nomination de Kevin Warsh comme prochain président de la Réserve fédérale, interprétée immédiatement par les marchés comme un signal « faucon ». L’indice du dollar a bondi ce jour-là, et la logique de refuge « indépendante du dollar » de l’or et de l’argent s’est effondrée d’un coup.
Les deux jours suivants ont marqué un événement sans précédent dans l’histoire des marchés de l’or et de l’argent : la baisse journalière de l’or a été la plus forte depuis les années 1980, tandis que celle de l’argent a brièvement dépassé 36 %, constituant sa plus forte chute journalière jamais enregistrée. Le Chicago Mercantile Exchange (CME) a dû procéder à deux hausses d’urgence des marges initiales — passant de 6 % à 9 % pour l’or, et de 11 % à 18 % pour l’argent — déclenchant des liquidations forcées massives et un raz-de-marée de ventes.
Aujourd’hui, l’or cote environ 5 040 dollars l’once, affichant encore une hausse mensuelle d’environ 9,6 %, mais il a déjà reculé de plus de 10 % par rapport à son sommet ; l’argent, quant à lui, cote environ 82 dollars l’once, conservant encore une progression annuelle d’environ 16 %, mais il a perdu près d’un tiers de sa valeur maximale.
Goldman Sachs maintient son objectif de 5 400 dollars pour la fin de l’année, tandis que JPMorgan va encore plus loin avec une prévision audacieuse de 6 300 dollars, fondée sur deux soutiens structurels : les achats continus d’or par les banques centrales et les anticipations de baisses de taux par la Fed. En revanche, UBS adopte une position plus prudente concernant l’argent, soulignant sa spécificité industrielle : un prix trop élevé risque de freiner la demande réelle, et sa prévision pour la fin de l’année s’établit à environ 85 dollars.
Conclusion en une phrase : à court terme, l’or trouve un soutien majeur autour de 5 000 dollars l’once, tandis que l’argent dépendra des données sur l’emploi non agricole et l’IPC publiées cette semaine pour savoir si elles apportent un nouvel élan aux anticipations de baisses de taux.
Marché cryptographique : Le bitcoin respire autour de 69 000 dollars, mais le trou de confiance n’est pas encore comblé
Actuellement, le bitcoin cote environ 69 000 dollars. Comparé à son sommet historique de 126 000 dollars atteint en octobre dernier, il a perdu la moitié de sa valeur — plus précisément, il a reculé d’environ 45 %.
La déclenchée de ce repli remonte au début février, lors de l’effondrement simultané des marchés actions et des métaux précieux. Toutefois, les problèmes du bitcoin sont plus profonds que ceux des marchés actions ou de l’or.
L’or a certes chuté, mais les acheteurs demeurent présents : les banques centrales continuent d’accroître leurs réserves, et les ETF connaissent de nouveau des entrées nettes. Le bitcoin, lui, a chuté alors que les acheteurs se retirent progressivement : selon les données de CryptoQuant, les ETF américains sur bitcoin ont réalisé l’an dernier un achat net de 46 000 bitcoins, tandis qu’ils affichent désormais un solde net de ventes. Autrement dit, les ETF sur bitcoin sont passés du statut de « principal moteur d’achats » à celui de « source de pression vendeuse ».
Un autre élément encore plus inquiétant : lors de l’effondrement de l’or, aucun flux de capitaux ne s’est dirigé vers le bitcoin ; de même, face à l’instabilité des marchés actions, aucun investisseur n’a cherché refuge dans le bitcoin. La narration du « gold numérique » subit actuellement son test de résistance le plus rigoureux depuis sa création. Sur Polymarket, la probabilité que le bitcoin chute sous les 65 000 dollars d’ici la fin de l’année a atteint 82 %.
L’Ethereum évolue autour de 2 015 dollars, tandis que SOL se situe aux environs de 84 dollars ; l’ensemble du marché des altcoins reste également moribond.
Le paramètre à surveiller de près : l’audition du nouveau président de la Fed, Kevin Warsh. En 2021, il avait qualifié le bitcoin de « nouveau métal précieux » pour les moins de 40 ans ; en 2025, il a publiquement déclaré que le bitcoin « ne l’inquiétait pas ». Sa position définitive sur les actifs cryptographiques pourrait bien être l’une des clés décisives pour un retournement de tendance au second semestre.
Pour résumer, nous sommes confrontés à un marché en pleine « revalorisation » : le nouveau record du Dow Jones illustre la solidité des profits du vieux monde économique ; la concurrence féroce au sein du secteur technologique reflète la recomposition des structures industrielles par l’IA ; l’effondrement suivi d’un rebond de l’or et de l’argent traduit le vote en temps réel des investisseurs mondiaux sur « l’indépendance de la Fed » ; enfin, la léthargie du bitcoin témoigne d’un test de foi sans précédent pour toute une classe d’actifs.
Les données sur l’emploi non agricole et le rapport sur l’IPC cette semaine seront les prochains arbitres de cette situation.
Bienvenue dans la communauté officielle TechFlow
Groupe Telegram :https://t.me/TechFlowDaily
Compte Twitter officiel :https://x.com/TechFlowPost
Compte Twitter anglais :https://x.com/BlockFlow_News









