
La révolution du Bitcoin : elle ne fait que commencer
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La révolution du Bitcoin : elle ne fait que commencer
Comprenons-nous vraiment ce qu'est la valeur et d'où elle provient ?
Rédaction : Marius Farashi Tasooji
Traduction : Qin Jin
Pour bien comprendre le bitcoin et sa signification, il faut d’abord comprendre ce qu’est la valeur, ce qu’est la monnaie, et ce qui confère de la valeur à un actif.
Cette question peut sembler stupide, mais elle est en réalité très intéressante. Nos vies sont dictées par les prix des biens que nous consommons ou vendons. Pourtant, comprenons-nous vraiment ce qu’est la valeur et d’où elle provient ? (Je vous invite à vous poser cette question avant de poursuivre, aucune réponse n’étant fausse).
Il existe plusieurs façons de penser la valeur :
1. Théorie de la valeur-travail
Cette théorie, proposée par les économistes classiques, affirme que la valeur d’un bien ou service dépend de la quantité de travail nécessaire à sa production. Bien qu’elle mette l’accent sur le travail comme source de richesse, elle ne prend pas en compte d’autres facteurs dans la détermination de la valeur. Par exemple, elle ne parvient pas à expliquer la valeur d’une œuvre d’art.
2. Valeur d’usage
Proposée par les économistes néoclassiques, cette théorie soutient que la valeur d’un bien ou service dépend de son utilité pour le consommateur. Bien qu’elle souligne l’importance de satisfaire les besoins du consommateur pour fixer la valeur, elle ignore les facteurs économiques et sociaux plus larges pouvant influencer la demande.
3. Valeur subjective
Développée par les économistes autrichiens, cette théorie affirme que la valeur d’un bien ou service dépend de la perception subjective qu’un individu en a. Bien qu’elle intègre les préférences et opinions personnelles dans la fixation de la valeur, elle ne considère pas les facteurs économiques et sociaux plus larges susceptibles d’influencer ces perceptions.
4. Valeur d’échange
Avancée par certains économistes, cette théorie stipule que la valeur d’un bien ou service est déterminée par son taux d’échange contre un autre bien ou service. Bien qu’elle fournisse une méthode claire pour mesurer la valeur relative des biens et services, elle ignore les facteurs économiques et sociaux plus larges pouvant affecter cet échange.
5. Valeur de rareté
Proposée par les économistes écologistes et institutionnalistes, cette théorie affirme que la valeur d’un bien ou service dépend de sa rareté et de son coût d’opportunité. Bien qu’elle prenne en compte les facteurs écologiques et institutionnels dans la détermination de la valeur, elle ignore les facteurs économiques et sociaux plus larges pouvant influencer la rareté.
Avez-vous déjà réfléchi à la qualité de la monnaie que vous utilisez ? Quelles sont les caractéristiques d’une bonne monnaie ?
1. Rareté
Une monnaie rare préserve sa valeur en limitant son offre, empêchant ainsi la dépréciation (inflation) et assurant sa stabilité. De plus, une faible offre stimule la demande, entraînant une appréciation de la monnaie.
2. Divisibilité
La divisibilité de la monnaie permet des transactions de différentes échelles, la rendant plus pratique et souple lors des échanges.
3. Portabilité
La portabilité facilite le stockage, la conservation et le transport de la monnaie, simplifiant ainsi les transactions. Elle permet aussi les échanges à distance et la circulation entre différentes régions.
4. Résistance à la censure
La résistance à la censure garantit la liberté financière et la confidentialité des transactions. Elle permet également à la monnaie de fonctionner sans contrôle excessif ni restriction gouvernementale.
5. Durabilité
La durabilité permet à la monnaie de conserver sa valeur et son utilité sur le long terme, évitant sa dépréciation due à l’inflation, aux manipulations ou à l’obsolescence technologique. Elle assure aussi la confiance et la stabilité perçues par les utilisateurs.
6. Vérifiabilité
La vérifiabilité garantit l’authenticité de la monnaie, empêche la contrefaçon, et est cruciale pour préserver sa valeur, la confiance des utilisateurs et réduire les risques de fraude.
Bref aperçu historique de la monnaie :
1. Le troc
Le troc est un système d’échange de biens ou services sans recours à la monnaie, pratiqué depuis l’Antiquité. Dans les sociétés pré-monétaires, le troc était souvent le seul moyen d’échange disponible ; aujourd’hui, son usage est plus informel et peut servir d’alternative à la monnaie. Par exemple, les Romains échangeaient du sel, alors rare, contre des épices précieuses venues d’Inde et d’Asie. Pendant des siècles, l’échange de sel contre des épices fut l’une des principales formes commerciales dans cette région.
2. La monnaie coquillage
La monnaie coquillage est une forme monétaire utilisée par de nombreuses sociétés anciennes et tribales, où des coquillages servent de moyen d’échange et de mesure de valeur. Cette pratique remonte à plusieurs milliers d’années et a été adoptée par diverses cultures à travers le monde, notamment en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.
Par exemple, avant la colonisation européenne, des peuples autochtones tels que les Iroquois, les Algonquins et les Lenapes utilisaient le « wampum ». Ce dernier consistait en des colliers ou ceintures fabriqués à partir de perles en coquillage, employés dans les transactions commerciales, accords politiques, rituels religieux et mariages. Leur valeur dépendait de leur rareté et de leur qualité, et ils étaient considérés comme symboles de richesse et de statut social. Le wampum fut utilisé jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, date à laquelle les pièces européennes commencèrent à les remplacer.
3. L’or
L’or a été utilisé comme monnaie depuis l’Antiquité, initialement sous forme de lingots, puis de barres. Cette pratique remonte à plusieurs milliers d’années et a été adoptée par de nombreuses cultures à travers le monde, notamment en Chine, en Inde et autour de la Méditerranée.
4. La monnaie-or
La monnaie-or est une forme monétaire utilisée dans de nombreuses cultures à travers le monde, dont la valeur est fixée selon un poids et une pureté d’or définis. Très répandue dans l’Antiquité, elle perdura jusqu’au XIXe siècle avec l’adoption du système monétaire basé sur l’étalon-or, où des pièces d’or furent émises par des États, banques et institutions privées. Par exemple, l’« Eagle Double » américain, frappé entre 1849 et 1933, valait 20 dollars. Cette pièce fut largement utilisée comme monnaie dans l’Ouest américain pendant la ruée vers l’or et les années suivantes.
5. Le billet de banque
Le billet de banque est une monnaie émise sous forme papier, représentant une promesse de paiement de l’institution émettrice. Apparu dès le VIIe siècle en Chine, ce système gagna en importance au XVIIIe siècle avec l’émergence des banques centrales et l’adoption du système fiduciaire moderne.
6. L’étalon-or
L’étalon-or est un système monétaire où la valeur de la monnaie est liée à l’or. Il fut largement utilisé durant la période classique de l’étalon-or, allant du milieu du XIXe siècle à la Première Guerre mondiale. Un exemple est le Gold Standard Act de 1900 aux États-Unis, qui établit l’étalon-or comme fondement du système monétaire américain et fixa le prix de l’or à 20,67 dollars l’once.
7. Le système fiduciaire
Le système fiduciaire est un système monétaire dont la valeur repose sur la confiance des utilisateurs envers l’émetteur, plutôt que sur une valeur intrinsèque comme l’or. Ce système émergea au XXe siècle avec l’avènement des banques centrales et la fin de l’étalon-or. Aujourd’hui, la monnaie fiduciaire est omniprésente : euro, dollar, livre sterling, etc.
Autrefois, l’inflation désignait uniquement l’augmentation de la masse monétaire.
Ces deux phénomènes semblent similaires, mais sont en réalité différents. En effet, si la liquidité créée par la banque centrale sert à développer une nouvelle activité sans affecter les autres, la valeur de la monnaie reste inchangée. Cependant, lorsque cette nouvelle liquidité se mélange à l’ancienne, la valeur monétaire diminue, car elle procure un pouvoir d’achat supplémentaire aux utilisateurs, qui peuvent alors consommer davantage ou des biens plus chers.
Ainsi, on peut dire que l’augmentation de la masse monétaire conduit à une baisse du pouvoir d’achat, mais cela n’est pas systématique.
Le risque lié à l’augmentation de la masse monétaire est une dépréciation excessive pouvant mener à une hyperinflation.
Dans l’histoire, les périodes d’hyperinflation ont presque toujours été causées par une centralisation du pouvoir monétaire. Par exemple, l’Allemagne des années 1920, ou le Venezuela depuis 2016.
Voici un processus simple en six étapes menant de l’inflation à l’hyperinflation :
1. Centralisation du pouvoir monétaire
Lorsqu’un pays concentre le pouvoir monétaire, il tend à repousser ses limites en créant davantage de liquidités, ce qui est avantageux à court terme.
2. Perte de confiance
Dès que l’État commence à tricher, les utilisateurs de la monnaie perdent confiance et commencent à vendre celle-ci pour acquérir d’autres actifs ou monnaies.
3. Forte dépréciation
Avec de moins en moins de personnes désirant cette monnaie, une dynamique de vente s’installe, entraînant directement sa dépréciation.
4. Hausse des prix à la consommation
Si la monnaie d’une région se déprécie, les acteurs locaux perdent du pouvoir d’achat face aux monnaies voisines, ce qui augmente le prix des importations et le coût de la vie.
5. Aides institutionnelles
Pour aider les consommateurs, les institutions octroient des aides financières aux ménages et entreprises, ce qui les aide temporairement, mais crée davantage de liquidités.
6. Augmentation de la masse monétaire
Ces aides aggravent la dépréciation monétaire, car elles sont financées par la création de nouvelles liquidités ou des exonérations fiscales, augmentant temporairement le pouvoir d’achat, mais exacerbant l’inflation à moyen terme.
La seule issue est de traverser une période de récession ou de crise financière, ou d’opérer un changement radical du système monétaire : adoption d’une autre monnaie, annulation de la dette, etc.
Bref résumé de l’histoire du bitcoin :
Années 90
Les Cypherpunks furent un mouvement des années 1990 défendant la confidentialité et la sécurité numérique, prônant l’usage de la cryptographie pour protéger les données personnelles et les communications. Ils furent également les précurseurs de la naissance du bitcoin.
31 octobre 2008
En 2008, une personne utilisant le pseudonyme de Satoshi Nakamoto publia le « white paper du Bitcoin », décrivant le fonctionnement d’un système de paiement électronique pair-à-pair basé sur la cryptographie et utilisant une base de données distribuée appelée blockchain. Cette publication marqua la naissance du bitcoin, une monnaie non falsifiable.
3 janvier 2009
Le bloc génésis, premier bloc de la chaîne de blocs du bitcoin, fut extrait le 3 janvier 2009 par son créateur, Satoshi Nakamoto. Ce bloc initial fait référence à la une du journal The Times de ce jour-là, qui annonçait la faillite d’une banque.
12 janvier 2009
La première transaction bitcoin eut lieu le 12 janvier 2009 entre Satoshi Nakamoto et Hal Finney, développeur et partisan de la cryptographie. Nakamoto envoya 10 bitcoins à Finney, constituant ainsi la première transaction enregistrée sur la blockchain bitcoin.
21 mai 2010
Chaque année, le 21 mai est célébré comme la « Pizza Day » en souvenir de la première utilisation commerciale du bitcoin. Ce jour-là, Laszlo Hanyecz acheta deux pizzas avec 10 000 bitcoins, une somme valant désormais plusieurs centaines de millions de dollars.
12 décembre 2010
La disparition de Satoshi Nakamoto, créateur du bitcoin, demeure un mystère. À partir de décembre 2010, Nakamoto cessa toute participation au développement du bitcoin et se retira progressivement de la sphère publique. Bien que plusieurs personnes aient affirmé être Nakamoto, son identité reste inconnue. Cette disparition a transformé le bitcoin en une monnaie décentralisée et autonome, sans influence ou contrôle central, renforçant ainsi la confiance des utilisateurs en la technologie. Depuis lors, ni Nakamoto ni personne d’autre ne peut attaquer le réseau bitcoin : sa disparition a éliminé son principal point faible.
Les nombreuses innovations du bitcoin lui permettent de rivaliser fortement avec les systèmes monétaires actuels.
Premièrement, la limite de 21 millions d’unités garantit que le bitcoin est un actif fini, le protégeant ainsi contre l’inflation potentielle et offrant une stabilité monétaire à long terme.
De plus, la décentralisation du bitcoin le rend résistant à la censure, ce qui signifie qu’il n’est contrôlé par aucune entité ni manipulable par aucun gouvernement ou individu, offrant ainsi stabilité et liberté financière à ses utilisateurs.
Toutefois, la volatilité du prix du bitcoin constitue un frein à son adoption. Bien que cette volatilité diminue progressivement avec le temps, et continuera de diminuer à mesure que l’évaluation du bitcoin augmente et que son adoption progresse, elle reste un obstacle à franchir pour que la majorité des gens acceptent pleinement le bitcoin comme alternative au système monétaire traditionnel.
Aujourd’hui, plus de 400 millions de personnes utilisent les cryptomonnaies, soit environ 5 % de la population mondiale. L’utilisation varie selon les individus, mais dépend surtout de leur niveau de vie.
1. En 2021, le Salvador devint le premier pays au monde à adopter le bitcoin comme monnaie légale. Le Salvador dispose désormais de deux monnaies : le dollar et le bitcoin.
L’adoption du bitcoin apporte principalement deux bénéfices à la population.
Premièrement, elle permet à 70 % des personnes non bancarisées d’accéder à des adresses bitcoin, plus sûres et efficaces que l’argent liquide.
Deuxièmement, plus de 22 % du PIB du Salvador provient de transferts internationaux effectués par des migrants (principalement aux États-Unis) vers leurs familles, transferts grevés de frais exorbitants (de 20 à 50 %) et nécessitant plusieurs jours. Le bitcoin permet d’envoyer de l’argent instantanément pour seulement quelques centimes.
2. En Iran, confronté à une forte inflation et à des sanctions internationales, le bitcoin est devenu un outil financier essentiel. Face à la dépréciation importante du rial iranien, le bitcoin offre stabilité et protection contre l’inflation.
Le bitcoin permet aux Iraniens de contourner les restrictions imposées par les sanctions au secteur bancaire, d’effectuer des transactions internationales et d’accéder aux marchés mondiaux. Au-delà de son usage financier, le bitcoin symbolise aussi une liberté numérique et une protestation silencieuse contre le contrôle gouvernemental, reflétant un virage vers une culture d’autonomie.
Ainsi, dans un environnement économique difficile, le bitcoin est devenu un symbole de résilience, d’innovation et d’empowerment pour le peuple iranien.
Le bitcoin a nettement facilité les transactions internationales, évitant les contrôles excessifs de certains gouvernements, entre autres.
En résumé, comparé aux systèmes bancaires traditionnels, le bitcoin présente de nombreux avantages : sécurité accrue, frais de transaction réduits, résistance à la censure, meilleure confidentialité et accessibilité mondiale.
Les transactions bitcoin sont également irréversibles, ce qui exclut toute possibilité de fraude par remboursement.
En outre, les utilisateurs de bitcoin n’ont pas besoin de compte bancaire traditionnel pour envoyer ou recevoir des paiements, offrant ainsi davantage de services financiers à des centaines de millions de personnes non bancarisées à travers le monde.
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