TechFlow, 2 avril – Selon une information de Jinshi Data, le président américain Donald Trump a signé mercredi (2 avril) à la Maison Blanche deux décrets exécutifs concernant les « tarifs réciproques », annonçant l'instauration par les États-Unis d'un « tarif plancher » de 10 % vis-à-vis de tous leurs partenaires commerciaux, ainsi que des droits plus élevés à l'encontre de plusieurs partenaires.
Trump a indiqué que les États-Unis imposeraient des tarifs réciproques à des dizaines de partenaires commerciaux, bien que ces tarifs ne soient pas entièrement symétriques. Les États-Unis prélèveront environ la moitié du taux global appliqué par ces pays et régions. Trump a présenté une affiche listant les tarifs réciproques : selon le graphique, les États-Unis appliqueraient un tarif réciproque de 34 % à la Chine, de 20 % à l'Union européenne, de 10 % au Brésil et au Royaume-Uni, de 31 % à la Suisse, de 26 % à l'Inde, de 25 % à la Corée du Sud, de 24 % au Japon, de 32 % à l'Indonésie, de 36 % à la Thaïlande, de 46 % au Vietnam et de 49 % au Cambodge.
Un haut responsable de la Maison Blanche a indiqué que le tarif plancher de 10 % entrerait en vigueur dans la nuit du 5 avril, et les tarifs réciproques dans la nuit du 9 avril. L'exemption tarifaire prévue dans l'Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) restera applicable aux marchandises couvertes par cet accord ; pour celles qui n'y sont pas éligibles, le taux douanier restera fixé à 25 %. Plusieurs partenaires commerciaux ont déjà annoncé leur intention de prendre des mesures de rétorsion. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé que face aux nouveaux tarifs annoncés par l'administration Trump, l'UE « dispose de nombreuses cartes » et qu'elle a élaboré un solide plan de contre-mesures qu'elle mettra en œuvre si nécessaire. Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que si Trump mettait en œuvre sa promesse de « tarifs réciproques », le Canada prévoyait d'imposer dès cette semaine des tarifs de rétorsion sur les produits américains. Carney a averti que les relations entre le Canada et les États-Unis avaient fondamentalement changé, et que le Canada disposait de « plusieurs leviers pour y répondre ».





