TechFlow, le 7 mars, selon un communiqué du ministère américain de la Justice, les États-Unis ont mené conjointement avec l'Allemagne et la Finlande une opération ayant permis de démanteler et de saisir les infrastructures en ligne de l'exchange de cryptomonnaies Garantex. Depuis avril 2019, cet exchange a traité au moins 96 milliards de dollars américains en transactions de cryptomonnaies et est accusé d'avoir fourni des services de blanchiment d'argent aux organisations criminelles transnationales (y compris des organisations terroristes) ainsi que d'avoir violé les réglementations en matière de sanctions.
Par ailleurs, le tribunal du district oriental de Virginie aux États-Unis a intenté une action en justice contre deux administrateurs de Garantex : Aleksej Besciokov, 46 ans, résident russe d'origine lituanienne, et Aleksandr Mira Serda, 40 ans, ressortissant russe résidant aux Émirats arabes unis. Tous deux sont inculpés de complicité de blanchiment d'argent. Besciokov fait également l'objet d'accusations supplémentaires pour complicité de violation des sanctions et pour exploitation illégale d'un service de transfert de fonds non agréé.
Selon les documents judiciaires, entre 2019 et 2025, les deux accusés ont contrôlé et exploité Garantex tout en étant conscients que la plateforme était utilisée pour le blanchiment d'argent, prenant même des mesures actives pour dissimuler ces activités illégales. Malgré l'application, par le Bureau américain du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), de sanctions contre Garantex le 5 avril 2022, les accusés ont poursuivi leurs transactions avec des entités américaines et réorganisé leurs opérations afin d'éviter les sanctions, notamment en changeant quotidiennement les adresses de portefeuilles de cryptomonnaies pour échapper à la détection et au blocage par les exchanges américains.
Les autorités américaines ont saisi les noms de domaine Garantex.org, Garantex.io et Garantex.academy, gelé plus de 26 millions de dollars américains utilisés dans des opérations de blanchiment et obtenu des copies des serveurs contenant notamment les bases de données clients et comptables. Si elles sont reconnues coupables, les deux personnes accusées encourent chacune une peine maximale de 20 ans d'emprisonnement.




