TechFlow rapporte que, le 24 juin, selon une information publiée par le site Caixin, Xiao Rui, fils de l’ancien membre de la Commission de surveillance municipale de Wuhan, Xiao Jun, est soupçonné d’avoir reçu, pour le compte de son père, des pots-de-vin d’un montant d’environ 4,72 millions HKD provenant d’entrepreneurs chinois exécutant des travaux en Chine continentale, et d’avoir blanchi plus de 64 millions HKD via des systèmes financiers clandestins. Le 23 juin, le tribunal régional de Hong Kong a reconnu Xiao Rui coupable sur les quatre chefs d’accusation de « blanchiment d’argent » et sur le chef d’accusation unique d’« utilisation d’une copie falsifiée de document officiel ». La peine sera prononcée le 23 juillet par le juge. En 2014, Xiao Rui avait obtenu l’autorisation de s’établir à Hong Kong ; la même année, il avait acquis, via son compte HSBC, deux fonds d’AIA Financial pour un montant total de 10 millions HKD, afin de remplir les exigences d’investissement du programme d’entrée susmentionné. Entre janvier 2016 et septembre 2017, plusieurs virements ont été effectués sur ses comptes auprès de Standard Chartered et de DBS, pour un montant global dépassant 54 millions HKD.
Concernant les accusations de « blanchiment d’argent », Xiao Rui a plaidé en cour que ces importantes sommes provenaient des revenus licites tirés des activités commerciales de sa mère, qui les lui aurait offertes pour qu’il les investisse à Hong Kong, et qu’une partie proviendrait de la vente de bitcoins. Toutefois, le juge a rejeté ce témoignage, estimant que Xiao Rui n’avait fourni aucune preuve élémentaire telle que les dates des transactions, leurs numéros ou encore les adresses des portefeuilles concernés.




