TechFlow, selon une information de Crypto.news datée du 20 juin, l’Union européenne a approuvé un nouveau règlement en matière de lutte contre le blanchiment d’argent (LBA), qui interdit aux entreprises cryptographiques régulées de soutenir les « privacy coins » (monnaies numériques à fort caractère anonyme), tout en excluant les transferts directs de bitcoins entre portefeuilles privés de l’obligation d’identification forcée. Selon le Règlement (UE) 2024/1624, entrant en vigueur le 10 juillet 2027, les prestataires de services d’actifs cryptographiques (PSAC) opérant dans l’UE seront soumis à des obligations plus strictes en matière de vérification de l’identité des clients, ainsi qu’à de nouvelles restrictions visant les services destinés à renforcer l’anonymat des transactions.
Conformément à ce nouveau cadre, les entreprises cryptographiques régulées — notamment les plateformes d’échange et les sociétés de custodians — devront effectuer une diligence raisonnable complète sur les clients pour toute transaction cryptographique ponctuelle d’une valeur égale ou supérieure à 1 000 euros (environ 1 150 dollars américains) ; pour les transactions inférieures à ce seuil, l’identification du client demeurera néanmoins obligatoire. Le règlement interdit expressément les comptes cryptographiques anonymes, ainsi que les services permettant d’anonymiser ou de brouiller les transactions, y compris ceux impliquant des monnaies numériques conçues pour renforcer l’anonymat. Toutefois, cette législation ne prohibe pas la détention ou l’utilisation privée de ces monnaies numériques par les particuliers. Une note explicative accompagnant le règlement précise que l’obligation d’identification s’applique aux prestataires de services d’actifs cryptographiques, et non à chaque transaction blockchain individuelle : les transferts directs entre portefeuilles auto-détenus (« self-custody wallets ») ne sont donc pas soumis à ces obligations.
Par ailleurs, le règlement instaure, à l’échelle de l’UE, un plafond de 10 000 euros (environ 11 500 dollars américains) pour les paiements en espèces à des fins commerciales, et étend le champ d’application des obligations en matière de lutte contre le blanchiment d’argent à de nouveaux secteurs, notamment les clubs professionnels de football, les agents de football, les opérateurs de financement participatif (crowdfunding), les entreprises spécialisées dans les investissements migratoires et les distributeurs de biens de luxe.