La Chambre des lords britannique publie un rapport de 71 pages sur la régulation des stablecoins et critique les propositions réglementaires actuelles pour leur manque de compétitivité.
7x24h Brève
La Chambre des lords britannique publie un rapport de 71 pages sur la régulation des stablecoins et critique les propositions réglementaires actuelles pour leur manque de compétitivité.
Selon le rapport « Les stablecoins : en attente de régulation », publié par le Comité des services financiers et de la régulation de la Chambre des lords britannique, la capitalisation boursière mondiale des stablecoins dépasse désormais 310 milliards de dollars américains. Toutefois, le marché britannique des stablecoins libellés en livres sterling demeure à un stade embryonnaire, et la construction du cadre réglementaire y est nettement en retard par rapport aux États-Unis (loi GENIUS) et à l’Union européenne (règlement MiCA). Le rapport formule plusieurs critiques à l’égard des propositions réglementaires actuelles de l’Autorité de conduite des marchés financiers (FCA) et de la Banque d’Angleterre, notamment : • La Banque d’Angleterre exige que les émetteurs de stablecoins systémiques détiennent au moins 40 % de leurs actifs de réserve sous forme de dépôts non rémunérés auprès de la banque centrale. Ce dispositif est jugé, par le secteur, susceptible de porter gravement atteinte à la rentabilité des émetteurs ainsi qu’à la compétitivité internationale du marché britannique. • Le plafond proposé pour les détentions de stablecoins (20 000 livres sterling par particulier et 10 millions de livres sterling par entreprise) est considéré comme extrêmement difficile à mettre en œuvre sur le plan opérationnel et risque de freiner le développement du marché des stablecoins libellés en livres sterling. • L’exigence de rachats dans un délai T+1 imposerait une charge opérationnelle considérable aux émetteurs. • La restriction imposée par l’Autorité de régulation prudentielle (PRA), interdisant aux établissements de dépôt d’émettre des stablecoins sous une marque indépendante, est jugée excessivement stricte. Par ailleurs, le rapport salue positivement le mécanisme de prêt de soutien à la liquidité envisagé par la Banque d’Angleterre, le qualifiant d’initiative réglementaire innovante, sans équivalent dans les autres grandes juridictions. Le comité exhorte les autorités de régulation à respecter strictement les échéances fixées afin de garantir l’entrée en vigueur intégrale du cadre réglementaire le 25 octobre 2027. Il recommande également d’adopter une approche réglementaire fondée sur des principes et neutre sur le plan technologique, permettant ainsi d’établir un équilibre raisonnable entre stabilité financière et innovation sur les marchés.
TechFlow rapporte que, le 4 juin, la Commission des services financiers du Conseil des lords britannique a publié un rapport intitulé « Les stablecoins : en attente d’une réglementation ». Selon ce rapport, la capitalisation boursière mondiale des stablecoins dépasse désormais 310 milliards de dollars américains ; toutefois, le marché britannique des stablecoins libellés en livres sterling en est encore à ses débuts, et la construction du cadre réglementaire y accuse un retard manifeste par rapport aux États-Unis (loi GENIUS) et à l’Union européenne (règlement MiCAR).
Le rapport formule plusieurs critiques à l’égard des propositions réglementaires actuelles de l’Autorité de conduite des marchés financiers (FCA) et de la Banque d’Angleterre, notamment :
- La Banque d’Angleterre exige que les émetteurs de stablecoins systémiques détiennent au moins 40 % de leurs actifs de réserve sous forme de dépôts non rémunérés auprès de la banque centrale. Ce dispositif est jugé, par le secteur, susceptible de nuire gravement à la rentabilité des émetteurs et à la compétitivité internationale du marché britannique.
- Le plafond proposé pour les détentions de stablecoins (20 000 livres sterling par particulier, 10 millions de livres sterling par entreprise) est considéré comme extrêmement difficile à mettre en œuvre et risque de freiner le développement du marché des stablecoins libellés en livres sterling.
- L’exigence de rachats dans un délai T+1 imposerait une charge opérationnelle considérable aux émetteurs.
- La restriction imposée par l’Autorité de surveillance prudentielle (PRA) interdisant aux établissements de dépôt d’émettre des stablecoins sous une marque indépendante est jugée excessivement stricte.
Le rapport souligne toutefois positivement le mécanisme de prêt de soutien à la liquidité envisagé par la Banque d’Angleterre, qu’il qualifie d’initiative réglementaire innovante allant au-delà de celles mises en place dans les autres grandes juridictions. La commission exhorte les autorités de régulation à respecter scrupuleusement les calendriers fixés afin de garantir l’entrée en vigueur intégrale du cadre réglementaire le 25 octobre 2027, et recommande d’adopter une approche réglementaire fondée sur des principes et neutre sur le plan technologique, afin d’assurer un équilibre adéquat entre stabilité financière et innovation sur les marchés.




