TechFlow rapporte que le 3 mai, Alex Thorn, responsable de la recherche chez Galaxy Digital, a publié un article selon lequel, après avoir discuté avec plusieurs développeurs et chercheurs Bitcoin ainsi que des partisans de l’informatique quantique à Las Vegas, une certaine convergence d’opinions commence à émerger au sein du secteur concernant la question « informatique quantique et Bitcoin ».
Thorn estime que la majorité des avis soutiennent l’idée qu’il ne faut pas toucher aux actifs détenus par Satoshi Nakamoto sur ses anciennes adresses P2PK, car cela risquerait de porter atteinte au principe fondamental de Bitcoin selon lequel les droits de propriété sont inviolables. Il précise que Satoshi Nakamoto détient environ 1 million de BTC répartis sur environ 22 000 adresses, et non dans une seule « super-caisse », tandis que, dans la pratique, les risques importants liés à l’informatique quantique proviennent davantage d’entités telles que les bourses, qui peuvent volontairement migrer vers des adresses résistantes aux ordinateurs quantiques.
Il souligne également que le secteur appuie largement la recherche préalable de solutions cryptographiques résistantes aux ordinateurs quantiques pour Bitcoin, y compris le développement, les tests, la compression des signatures et les discussions protocolaires ; même si ces travaux aboutissent finalement uniquement à constituer « une solution de secours », ils conservent néanmoins une valeur significative.
Cependant, Thorn met en garde contre une poussée excessive vers des mises à niveau résistantes aux ordinateurs quantiques non encore validées, qui pourrait engendrer une complexification du protocole, une dispersion des ressources de développement et un blocage du consensus communautaire. Selon lui, même si la menace posée par l’informatique quantique à Bitcoin demeure extrêmement improbable, il est toutefois pertinent d’engager dès maintenant les débats et de procéder aux préparatifs techniques nécessaires.




