TechFlow rapporte, le 19 avril, que selon le site web du magazine Caixin, la consultation publique d’un mois sur le projet de loi de la République populaire de Chine sur les services financiers s’est achevée ce jour (19 avril). Il s’agit de la première loi générale au monde portant explicitement le terme « financier » dans son titre. L’extension des pouvoirs « quasi-judiciaires » conférés aux autorités de régulation financière constitue un sujet particulièrement suivi par les marchés. Conformément à l’article 55 et aux dispositions connexes, les autorités chargées de la régulation financière sont habilitées, dans le cadre d’enquêtes sur des infractions financières, à consulter et reproduire les informations relatives aux droits de propriété, aux relevés de communications et aux relevés de transactions des entités et personnes concernées ; lorsqu’il existe des éléments de preuve attestant qu’un transfert ou une dissimulation frauduleuse de fonds ou de titres est en cours, elles peuvent directement geler ou saisir ces actifs ; et même, à l’égard des personnes soupçonnées d’infractions, elles peuvent décider qu’elles ne quitteront pas le territoire pendant la durée de l’enquête.
Par ailleurs, Zeng Gang, expert principal et directeur du Laboratoire de développement financier de Shanghai, estime que la loi sur les services financiers devrait également renforcer son attention et sa couverture des nouveaux modèles d’activités financières. Des questions déjà largement débattues à l’échelle mondiale — telles que les décisions financières pilotées par l’intelligence artificielle, le statut juridique des monnaies numériques et les limites réglementaires applicables aux actifs cryptographiques — sont très peu abordées dans le projet de loi. Trouver un équilibre dynamique entre régulation fondée sur la loi et innovation tolérante demeure ainsi une question ouverte laissée par ce texte législatif.




