TechFlow rapporte que, le 6 juin, selon un article du Daily Caller, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté, mercredi, par 215 voix contre 208, une résolution sur les pouvoirs de guerre visant à limiter les prérogatives militaires du président Donald Trump à l’égard de l’Iran. Quatre représentants républicains ont voté en faveur de cette résolution. Proposée par le représentant démocrate de l’État de New York, Gregory Meeks, celle-ci exige que M. Trump mette fin à toute action militaire hostile contre l’Iran, sauf dans le cas d’une défense contre une attaque « imminente », et qu’il sollicite l’approbation du Congrès avant toute action ultérieure.
Comme il s’agit d’une « résolution conjointe » (Concurrent Resolution), elle ne possède, conformément aux dispositions du site web du Sénat, aucune force juridique contraignante, même si elle est adoptée par les deux chambres. Des responsables de la Maison-Blanche ont qualifié cette résolution de « inconstitutionnelle », tandis que Donald Trump a publié sur Truth Social un message déclarant ce vote « dénué de sens », accusant ses partisans de vouloir saboter les négociations finales visant à mettre un terme à la guerre avec l’Iran.
Cette résolution a désormais été transmise à la Commission des relations étrangères du Sénat. Si le Sénat la modifie pour en faire une « résolution commune » (Joint Resolution) nécessitant la signature présidentielle, Donald Trump exercera presque certainement son droit de veto ; le Congrès devrait alors obtenir une majorité des deux tiers pour annuler ledit veto. Par ailleurs, le 1er mai dernier, Donald Trump avait adressé une lettre au Congrès affirmant que la guerre contre l’Iran était « officiellement terminée », afin d’éviter l’expiration du délai de 60 jours prévu par la « Résolution sur les pouvoirs de guerre de 1973 » pour l’autorisation législative. Toutefois, des experts juridiques soulignent que la conclusion d’un cessez-le-feu ne permet pas de réinitialiser ce délai légal.




