TechFlow rapporte que, le 7 avril, selon le Korea Times, plusieurs institutions financières coréennes proposent actuellement des services de paiement en stablecoins à des utilisateurs étrangers afin de contourner les restrictions réglementaires en vigueur, en raison du retard persistant dans l’adoption de la loi fondamentale sur les actifs numériques. Ce faisant, elles préparent d’ores et déjà les infrastructures et réseaux de partenariats correspondants.
Sur le plan opérationnel, le groupe financier Hanjin a lancé, le 5 mars, un projet pilote de paiement en stablecoins destiné aux visiteurs étrangers, en collaboration avec Circle et Crypto.com : les transactions sont réglées en USDC et bénéficient d’un cashback de 5 %. La société de paiement Danal prévoit de lancer, ce mois-ci, un service similaire en partenariat avec Circle et Binance Pay, permettant aux utilisateurs de Binance se trouvant en Corée du Sud de payer directement en cryptomonnaies, tandis que les commerçants reçoivent leur règlement en won coréen. Crypto.com a, quant à elle, déployé son service Crypto.com Pay le 17 mars en coopération avec la passerelle de paiement locale KG Inicis. De leur côté, BC Card teste actuellement, avec Coinbase, une technologie de paiement en USDC, tandis que KB Kookmin Card a déjà déposé un brevet pour un système hybride intégrant à la fois des stablecoins et les paiements traditionnels par carte bancaire.
Des analystes soulignent que ces services destinés aux utilisateurs étrangers jouent en réalité le rôle d’un « bac à sable réglementaire », permettant aux entreprises de valider, avant le lancement d’un stablecoin libellé en won, leurs technologies et leurs capacités opérationnelles. Maîtriser dès à présent les infrastructures et les ressources partenariales constituerait ainsi un avantage concurrentiel décisif à l’avenir.




