TechFlow informe que, le 3 avril, Chloe (@ChloeTalk1), auteure de la chronique HTX DeepThink et chercheuse chez HTX Research, a analysé les conséquences de la dernière allocution nationale de Donald Trump sur l’Iran : l’environnement macroéconomique a connu une transition décisive — passant d’une phase dominée par des variables financières (taux d’intérêt élevés + contraintes inflationnistes) à une nouvelle phase caractérisée par des chocs d’offre liés aux tensions géopolitiques et par une incertitude accrue concernant les politiques publiques. Le prix du pétrole brut a rapidement dépassé les 100 dollars le baril (WTI > 103 USD), la prime de risque associée au détroit d’Hormuz s’est nettement accrue, tandis que les rendements des obligations du Trésor américain ont simultanément augmenté ; le marché interprète ces évolutions comme annonçant une inflation plus soutenue et un cycle de resserrement monétaire plus prolongé, ce qui exerce une double pression négative sur les actifs à risque — via un resserrement de la liquidité et une hausse des taux d’actualisation.
Pour le marché des cryptomonnaies, le cœur de ce choc réside dans la question de savoir si le budget global alloué au risque se contracte. La hausse des cours du pétrole constitue, en substance, une redistribution de la liquidité mondiale : davantage de capitaux sont automatiquement affectés aux coûts énergétiques et à la couverture contre l’inflation, réduisant ainsi les fonds marginaux disponibles pour les actifs à risque. Dans ce cadre, le Bitcoin (BTC) peine à se démarquer sur le plan des prix à court terme et est plus susceptible d’afficher une résistance relative à la baisse qu’une tendance haussière structurelle. En revanche, les altcoins, les actifs à fort bêta ainsi que les jetons porteurs de narratives liées à l’intelligence artificielle subissent une fuite plus marquée de liquidités et une compression de leurs valorisations. À noter que, lors de ce mouvement, l’or et l’argent ont tous deux reculé, ce qui indique que l’on ne se trouve pas dans un scénario classique de « transaction de refuge », mais bien dans un environnement typique de choc de liquidité — les capitaux ne se réfugient pas massivement vers des actifs sûrs, mais réduisent globalement leur exposition au risque. Bien que le BTC bénéficie d’une narration de couverture macroéconomique, il demeure, dans la pratique des marchés, un actif à risque fortement volatil ; sa performance sera donc davantage déterminée par les variations de liquidité que par une logique de refuge unidimensionnelle.
En synthèse, le marché entre désormais dans une phase de contraction de la liquidité dominée par les tensions géopolitiques : la dynamique à court terme ne repose pas sur une expansion du risque, mais sur un délevrage généralisé et une revalorisation des actifs. À l’intérieur du marché des cryptomonnaies, une forte divergence émergera : le BTC affichera une résistance relative à la baisse, sans toutefois disposer d’un moteur de hausse tiré par la liquidité ; l’Ethereum (ETH) et les actifs de couche applicative dépendront d’un retour des flux de capitaux ; la plupart des altcoins resteront quant à eux soumis à un processus passif de dévaluation. Un véritable tournant ne pourra intervenir que si deux variables s’atténuent : premièrement, la perturbation de l’offre énergétique doit se résorber ; deuxièmement, les anticipations concernant le chemin des taux d’intérêt doivent réintroduire une perspective de baisse.
Remarque : Le contenu de cet article ne constitue ni un conseil en investissement, ni une offre, une sollicitation d’offre ou une recommandation relative à quelque produit d’investissement que ce soit.




