TechFlow rapporte que, le 30 mars, selon The Block, le bitcoin est actuellement coté environ 66 966 dollars américains, en recul marqué par rapport à son sommet hebdomadaire de 71 000 dollars, ayant même chuté samedi dernier jusqu’à 65 000 dollars. Ce repli s’explique par la poursuite des tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran, la hausse persistante des cours du pétrole ainsi que l’aggravation des inquiétudes liées à l’inflation. L’indice de peur et de cupidité affiche actuellement un niveau de 9, indiquant un état de « panique extrême » sur le marché.
Jeff Mei, directeur des opérations de BTSE, estime que les prix des produits pétroliers et gaziers resteront soutenus à un niveau élevé, freinant ainsi la croissance économique, et que le bitcoin pourrait encore descendre jusqu’au seuil de soutien des 60 000 dollars. Toutefois, le flux de capitaux institutionnels demeure relativement optimiste : les ETF américains sur bitcoin au comptant ont enregistré, ce mois-ci, des entrées nettes supérieures à 1,13 milliard de dollars, mettant fin à quatre mois consécutifs de sorties nettes. Strategy continue d’augmenter ses positions, tandis que Morgan Stanley s’apprête à lancer un ETF sur bitcoin à faibles frais. Les analystes soulignent que, si les données américaines sur les demandes hebdomadaires d’indemnités chômage et sur l’emploi non agricole publiées cette semaine se révèlent décevantes, cela pourrait relancer l’appétit pour le risque ; par ailleurs, une détente de la situation entre les États-Unis et l’Iran pourrait permettre au bitcoin de retrouver, à nouveau, un niveau supérieur à 70 000 dollars.




