TechFlow rapporte que, le 26 mars, selon un article de CoinDesk, le projet de loi américain « Clarity Act » propose d’interdire le versement de rendements sur les soldes passifs des stablecoins. Cette nouvelle a suscité des inquiétudes sur les marchés, entraînant une chute d’environ 20 % du cours de l’action Circle (CRCL) mardi.
À ce sujet, l’équipe d’analystes de Citigroup, dirigée par Peter Christiansen, a publié un rapport indiquant que ces restrictions pourraient avoir un impact à court terme sur la liquidité de l’USDC, mais qu’elles n’affecteraient pas directement les revenus principaux de Circle, car celui-ci a déjà transféré la majeure partie des revenus générés par ses réserves à des partenaires de distribution tels que Coinbase, sans verser lui-même de rendements aux détenteurs de jetons. Citigroup maintient sa notation « risque élevé » pour l’action Circle et fixe son objectif de cours à 243 dollars américains.
La banque d’investissement Bernstein estime quant à elle que cette vente massive résulte d’une mauvaise interprétation du texte par les marchés. L’équipe d’analystes dirigée par Gautam Chhugani souligne que les investisseurs ont confondu les notions de « bénéficiaire du rendement » et de « distributeur du rendement » : la loi vise en réalité le produit de rendement de l’USDC offert par Coinbase, dont le taux s’élève à environ 3,5 %, et non Circle lui-même. Les revenus tirés des réserves de Circle pour l’exercice fiscal 2025 s’élèvent à 2,64 milliards de dollars américains, et son modèle économique reste inchangé. Bernstein accorde à Circle une recommandation « surperformer » et fixe son objectif de cours à 190 dollars américains.




