TechFlow informe que, le 3 juin, des données institutionnelles montrent que l’indice S&P 500 a récemment atteint des sommets historiques, mais cette hausse est principalement portée par un petit nombre d’actions phares du secteur de l’intelligence artificielle, tandis que la largeur du marché s’est nettement affaiblie.
Jonathan Krinsky, analyste chez BTIG, souligne que, même si les actions de petite et moyenne capitalisation se redressent, une simple décélération de la hausse des valeurs à forte pondération suffirait à faire reculer l’indice. Il anticipe ainsi un possible point de basculement du marché au mois de juin. Les données indiquent que l’indice S&P 500 a enregistré, pendant six séances consécutives, une clôture en hausse alors que le nombre d’actions en baisse dépassait celui des actions en hausse — une situation rare.
Par ailleurs, selon des données de Deutsche Bank, à fin mai, l’indice S&P 500 avait grimpé de plus de 16 % sur deux mois, ce qui constitue l’une des hausses les plus rapides depuis la Seconde Guerre mondiale ; historiquement, des situations similaires — hors périodes de récession — ne se sont produites qu’à la veille du krach boursier de 1987.




