TechFlow rapporte, le 21 mars : selon Cointelegraph, alors que la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran entre dans sa quatrième semaine, le bitcoin a chuté de près de 5 % sur la semaine, cotant environ 70 636 dollars américains. Le S&P 500, le Dow Jones, le Nasdaq ainsi que l’or ont également reculé simultanément, tandis que les cours du pétrole brut ont grimpé de 53 % depuis le déclenchement du conflit, le 28 février, avec une hausse hebdomadaire de 7,3 %.
Sur le plan des flux de capitaux, les données de Kobeissi Letter indiquent qu’au cours des trois derniers mois, les ETF sur le S&P 500 (SPY) et le Nasdaq-100 (QQQ) ont enregistré un retrait net cumulé de 64 milliards de dollars, un record historique qui inverse le flux net entrant de 50 milliards de dollars observé en novembre dernier, soit environ 5 % de leur actif sous gestion total. Par ailleurs, les ETF physiques sur bitcoin ont connu, ces deux derniers jours, des sorties de capitaux s’élevant à 253 millions de dollars, bien que les entrées mensuelles restent positives (1,48 milliard de dollars). Toutefois, entre novembre et février, ces ETF avaient déjà subi des sorties cumulées de 6,3 milliards de dollars, ce qui rend la base de reprise du marché particulièrement fragile.
Les données de Glassnode montrent que le bénéfice réalisé net a brièvement accéléré jusqu’à environ 17 millions de dollars par heure, avant de perdre de son élan, entraînant aussitôt un repli du bitcoin sous la barre des 70 000 dollars. Glassnode souligne que l’incertitude géopolitique réduit actuellement la profondeur de la demande, limitant ainsi la capacité du marché à absorber les pressions vendeuses.
Plusieurs analystes comparent cette évolution aux performances du bitcoin durant la guerre russo-ukrainienne en 2022 : à l’époque, après une baisse initiale, le bitcoin avait rebondi de 24 %, mais avait ensuite chuté de 64 % sur l’ensemble du mois de novembre. L’analyste crypto Finish estime qu’un rebond effectif du bitcoin ne sera possible qu’une fois le conflit iranien apaisé, et fixe comme objectif de soutien un niveau d’environ 55 000 dollars.




