TechFlow rapporte que, le 27 février, selon Decrypt, une vive controverse a éclaté lors d’une audition devant la Commission bancaire du Sénat entre la sénatrice américaine Elizabeth Warren et le contrôleur de la monnaie (OCC), Jonathan Gould, concernant la demande de licence de banque fiduciaire nationale déposée par World Liberty Financial (WLFI).
Warren a qualifié cette demande de « scandale de corruption présidentielle le plus répréhensible », soulignant qu’une entité d’investissement liée à Cheikh Tahnoon ben Zayed Al Nahyan, conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, avait investi 500 millions de dollars dans WLFI quatre jours avant l’investiture de Donald Trump, en échange de 49 % des actions de la société, dont environ 187 millions de dollars ont été versés à des entités appartenant à la famille Trump. Warren a exhorté Gould à rejeter ou à suspendre l’examen de cette demande, affirmant que son approbation ferait de lui « un complice de la corruption ». Gould, pour sa part, a refusé d’intervenir, indiquant qu’il traiterait la demande conformément aux procédures habituelles, et a répliqué que la seule pression politique qu’il ressentait venait de Warren. Par ailleurs, 41 démocrates de la Chambre des représentants avaient déjà adressé une lettre au secrétaire au Trésor, mettant en garde contre le risque que l’octroi de cette licence porte atteinte à « la légitimité du système bancaire américain et à son indépendance vis-à-vis des acteurs étrangers ».




