TechFlow rapporte, le 23 février : selon une information de Cointelegraph, Greg Cipolaro, directeur de la recherche chez NYDIG, a publié vendredi dernier un rapport d’analyse indiquant que, à mesure que le secteur de la cryptomonnaie mûrit, les applications capables d’attirer les investisseurs se font de plus en plus rares. La « zone d’investissement » se restreint progressivement aux niches spécialisées qui étendent des produits financiers traditionnels vers l’infrastructure blockchain, notamment le bitcoin, les actifs tokenisés, les stablecoins, certaines infrastructures DeFi ainsi que quelques blockchains généralistes telles qu’Ethereum.
Cipolaro souligne que les cas d’usage de la blockchain autrefois très prisés — tels que les jeux vidéo, les réseaux sociaux et le métavers — ont progressivement perdu de leur attrait, car les systèmes centralisés offrent, pour la grande majorité des applications destinées aux entreprises et aux consommateurs, des avantages « structurellement supérieurs » en termes de vitesse, de coûts et d’efficacité opérationnelle. Selon lui, les caractéristiques fondamentales de la blockchain — absence de confiance requise, accès ouvert et résistance à la censure — conviennent intrinsèquement mieux aux applications financières monétaires ou quasi-monétaires qu’à des scénarios du monde réel plus larges.
Il ajoute par ailleurs que le marché actuel reflète déjà cette tendance : la part de marché du bitcoin continue de croître, tandis que les altcoins attirent des fonds limités en raison d’un « manque de nouveaux récits durables ». Bien que ce rétrécissement de la zone d’investissement puisse contribuer à identifier plus clairement les gagnants à long terme, il risque également de limiter les flux de capitaux spéculatifs vers les actifs alternatifs, faisant ainsi peser sur la taille potentielle globale du marché des cryptomonnaies une contrainte bien plus forte que ne l’avaient initialement anticipé les observateurs.




