TechFlow rapporte, le 23 février : selon une information publiée par Cointelegraph, Vitalik a publié dimanche sur la plateforme X une proposition visant à intégrer des modèles de langage volumineux (LLM) personnels basés sur l’intelligence artificielle au sein des processus de gouvernance des organisations autonomes décentralisées (DAO), afin de résoudre le problème persistant d’un faible taux de participation aux votes. À ce jour, le taux moyen de participation aux votes dans les DAO se situe entre 15 % et 25 %, ce qui risque non seulement de concentrer le pouvoir entre quelques mains, mais aussi d’exposer ces organisations à des attaques contre leur gouvernance.
Vitalik souligne que le défi fondamental de toute gouvernance démocratique et décentralisée réside dans « la limitation de l’attention humaine ». Or, les mécanismes actuels de vote par délégation aboutissent à ce que quelques représentants détiennent un pouvoir décisionnel disproportionné, tandis que la majorité des membres voient pratiquement disparaître leur capacité à s’exprimer. Il propose donc d’utiliser des assistants IA personnels capables d’inférer les préférences d’un utilisateur à partir de ses écrits antérieurs, de son historique de conversations ainsi que de ses prises de position explicites, afin de voter en son nom. En cas d’incertitude concernant un sujet particulièrement important, l’IA devrait interroger activement l’utilisateur et lui fournir les informations contextuelles pertinentes.
En matière de protection de la vie privée, Vitalik suggère de faire fonctionner le LLM personnel dans un environnement « boîte noire », où les informations sensibles seraient traitées en toute confidentialité, sans jamais être exposées ; seuls les résultats finaux des jugements seraient transmis, permettant ainsi de soutenir des décisions de gouvernance impliquant des données privées tout en garantissant la confidentialité.




