TechFlow rapporte, le 23 février : selon une information de Cointelegraph, le département des Marchés et des Transactions de la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine a publié, la semaine dernière, une foire aux questions (FAQ) précisant qu’il n’oppose pas d’objection à l’application, par les courtiers, d’une décote de 2 % sur les stablecoins qu’ils détiennent. Autrement dit, pour chaque 100 millions de dollars de stablecoins détenus, les courtiers peuvent compter 98 millions de dollars dans le calcul de leurs exigences en capital net. Auparavant, les courtiers appliquaient généralement une décote de 100 % aux stablecoins, ce qui signifiait que ces actifs ne pouvaient pas être inclus dans le calcul du capital net, freinant ainsi fortement l’engagement des institutions dans les activités liées aux stablecoins.
La commissaire de la SEC, Hester Peirce, s’est déclarée favorable à cette évolution, estimant qu’une décote de 100 % était excessivement stricte pour les stablecoins de paiement adossés à des réserves d’actifs, et soulignant que les stablecoins constituent un fondement essentiel pour l’expansion, par les courtiers, des services liés aux titres tokenisés et à d’autres actifs cryptographiques. Marc Baumann, PDG de la société d’intelligence crypto 51, qualifie cette clarification de « très importante », ajoutant que les institutions de Wall Street pourront désormais détenir et utiliser des stablecoins sans compromettre leur ratio de solvabilité.
Dans un contexte plus large, la capitalisation boursière totale du marché américain des stablecoins s’élève actuellement à environ 295 milliards de dollars, soit une légère baisse par rapport au sommet atteint en décembre 2025. Le président américain Donald Trump a signé, en juillet 2025, la loi « GENIUS », établissant un cadre réglementaire fédéral pour les émetteurs de stablecoins.




