TechFlow, le 13 mars, selon Jinshi, contrairement au premier mandat de Trump, les dirigeants d'entreprises américains gardent actuellement le silence sur la politique commerciale du président, malgré des inquiétudes fortement exprimées en privé. Lors d'une réunion restreinte de cadres supérieurs à Yale, les participants ont manifesté leur stupéfaction face à l'annonce selon laquelle l'administration Trump envisageait de doubler les droits de douane sur l'acier et l'aluminium canadiens. Toutefois, quelques heures plus tard, lors d'une séance de questions-réponses entre la Business Roundtable et Trump, ces PDG ont évité de poser des questions critiques.
Les dirigeants présents à la réunion de Yale comprenaient Jamie Dimon de JPMorgan Chase, Michael Dell de Dell Technologies et Albert Bourla de Pfizer. Lors d'un sondage improvisé, 44 % des PDG ont déclaré qu'ils ne critiqueraient collectivement la politique présidentielle que si le marché boursier chutait de 20 %, tandis que 22 % pensaient qu'une baisse de 30 % serait nécessaire pour qu'ils prennent position, et près d'un quart estimaient que s'opposer publiquement au gouvernement ne faisait pas partie de leurs responsabilités.
Selon Bill George, ancien PDG de Medtronic, de nombreux dirigeants craignent que toute critique publique ne les transforme en cibles d'attaques présidentielles et n'encourage Trump à maintenir son programme tarifaire. Par ailleurs, les perspectives économiques des entreprises se sont assombries : une enquête de l'IACPA montre que la proportion de cadres optimistes quant à l'économie américaine est passée de 67 % au quatrième trimestre dernier à 47 % actuellement.




