TechFlow, le 9 mars, l'analyste financier goodalexander a publié une analyse sur la position de David Sacks, responsable des politiques cryptographiques et de l'intelligence artificielle à la Maison Blanche, concernant les politiques américaines en matière de cryptomonnaie : les récentes interviews accordées par David Sacks indiquent que la politique cryptographique du gouvernement Trump pourrait décevoir le marché, car elle penche davantage vers le « maximalisme Bitcoin », sans offrir un chemin clair permettant aux États-Unis de devenir une « capitale unique de la cryptographie ». Toutefois, elle évite au moins les poursuites judiciaires et la désintermédiation bancaire contre le secteur.
L’analyse souligne que Sacks compare la réserve stratégique américaine en Bitcoin à une « forteresse numérique », jouant un rôle similaire à celui des réserves d'or. Il insiste particulièrement sur l'unicité du Bitcoin, notamment la « genèse parfaite » de Satoshi Nakamoto, sa masse monétaire fixe, son caractère décentralisé ainsi que la présence depuis dix ans d'une prime de 2 billions de dollars pour exploiter une faille — autant d'arguments qui plaident en faveur d’un statut de réserve de valeur plutôt que de « monnaie numérique » ou d’« internet de la valeur ».
Il est notable que Sacks ait qualifié les tweets publiés par Trump sur ADA, XRP et SOL de simples mentions des « cinq principales cryptomonnaies », allant ainsi à l’encontre de l’interprétation très positive donnée par Eric Trump, fils de Donald Trump, qui avait amplifié ces messages. L’analyse suggère qu’un désaccord latent pourrait exister entre Sacks et certains membres de la famille Trump, qui ont des investissements importants dans le secteur cryptographique.
En ce qui concerne la régulation, Sacks met en avant l'approche proposée par Hester Peirce, commissaire à la SEC, qui prévoit une période de grâce pour les développeurs de réseaux afin de favoriser, sous certaines conditions, la participation large, la fonctionnalité ou la décentralisation des réseaux. Cela signifie que l'objectif explicite des projets cryptographiques deviendrait de servir de substitut au Bitcoin — autrement dit, des marchandises centralisées à court terme mais dotées d'une période transitoire vers la décentralisation. Bien que cette nouvelle politique soit plus favorable au développement du secteur que celle adoptée sous l'administration Biden, les analystes considèrent qu'elle pourrait avantager davantage les nouveaux projets par rapport aux projets existants.




