TechFlow, 10 février – Selon The Kobeissi Letter, les positions vendeuses à découvert sur l’Ethereum détenues par les fonds spéculatifs de Wall Street ont atteint un niveau record, enregistrant une hausse de 40 % en une semaine et une progression cumulée de 500 % depuis novembre 2024. Le 2 février, l’Ethereum avait chuté de 37 % en 60 heures, entraînant la disparition de plus de 1 000 milliards de dollars américains de capitalisation sur le marché des cryptomonnaies.
Les données montrent que, malgré des afflux de capitaux importants vers l’Ethereum en décembre 2024 — attirant plus de 2 milliards de dollars en trois semaines, avec un pic hebdomadaire à 854 millions de dollars — le prix de l’Ethereum reste encore environ 45 % en dessous de son sommet historique atteint en novembre 2021. Il accuse désormais un net retard par rapport au bitcoin, dont la capitalisation boursière est désormais six fois supérieure à celle de l’Ethereum, un écart jamais vu depuis 2020.
Il est particulièrement remarquable que cette vague massive de ventes à découvert survienne alors même que l’administration Trump adopte une position favorable envers l’Ethereum : Eric Trump a même publiquement déclaré que « c’est maintenant un bon moment pour accumuler de l’Ethereum ». Cette situation apparaît donc très atypique. Plusieurs interprétations circulent sur les marchés, notamment la manipulation du marché, des besoins de couverture ou encore une vision fondamentalement baissière sur l’Ethereum. Les analystes prévoient que, compte tenu de la concentration excessive des positions courtes, l’Ethereum pourrait connaître des fluctuations extrêmement violentes à l’avenir, voire subir un véritable « short squeeze ».




