TechFlow, une information profonde : le tribunal supérieur de la province canadienne de l'Ontario a intenté une action collective contre l'échange de cryptomonnaies Binance, l'accusant de vendre illégalement des produits dérivés de cryptomonnaies à des investisseurs particuliers sans enregistrement préalable, en violation des lois sur les valeurs mobilières.
Il ne s'agit pas du premier différend que Binance connaît au Canada. Depuis plusieurs années, l'entreprise est en conflit avec les autorités de régulation provinciales. Cette action vise à obtenir des dommages-intérêts et l'annulation de ces transactions, affirmant que les activités de Binance n'ont pas respecté les obligations légales d'enregistrement ni celles relatives aux documents d'information (prospectus) exigées par la réglementation sur les valeurs mobilières.
Lors de la certification de l'action collective, le tribunal a indiqué que, selon la réglementation actuelle, les contrats de cryptomonnaie sont considérés comme des titres ou des instruments dérivés, et que leur commercialisation constitue une distribution.
Bien que soumis à un examen réglementaire de la part de la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario, Binance avait promis vers le milieu de 2021 de cesser ses opérations avec les investisseurs canadiens, puis a commencé à interrompre ses activités en Ontario au début de 2022. Avant son retrait d'Ontario, toutefois, Binance a retiré cette promesse, affirmant que son agrément en tant qu'entreprise de services monétaires lui permettait de continuer à opérer dans la province.
Le tribunal a rejeté l'argument de Binance selon lequel il se contentait de faciliter les transactions entre investisseurs, sans y participer directement. Cette décision ouvre désormais la voie à l'évaluation des préjudices, des intérêts et des coûts liés à l'action collective. Tous les investisseurs ayant acheté des contrats dérivés de cryptomonnaies sur Binance depuis le 13 septembre 2019 peuvent rejoindre cette action collective.




