TechFlow, citant des informations sud-coréennes, indique que le parti au pouvoir en Corée du Sud a entamé une initiative visant à reporter de deux ans supplémentaires l'entrée en vigueur de la taxation des plus-values sur les cryptomonnaies, dans le cadre de ses promesses électorales pour les élections législatives prévues en avril.
Le quotidien local Herald Business Daily rapporte que le parti estime qu'une imposition sur les cryptomonnaies ne pourra être envisagée qu'une fois ce cadre réglementaire fondamental mis en place.
Un représentant du parti a par ailleurs souligné que la base d'imposition n'était pas encore définie. Selon cet officiel, contrairement aux bourses de valeurs, aucun organisme n'est actuellement habilité à superviser les transactions de cryptomonnaies. Le parti considère qu'il faudra deux années pour mettre en place un tel système. L'élu au pouvoir a également affirmé que la fiscalité doit protéger le patrimoine et la sécurité des citoyens, notant que certains secteurs gouvernementaux avaient jusqu'à présent « négligé » le marché des cryptomonnaies.
Il convient de rappeler que la mise en œuvre de cette taxe a déjà été reportée à plusieurs reprises. Initialement prévue pour 2022, son application avait été repoussée à 2023 suite à un accord entre législateurs, invoquant des lacunes dans les procédures de collecte des données mises en œuvre par l'Administration nationale des impôts (NTS). En juillet 2022, les autorités gouvernementales avaient annoncé un nouveau report de deux ans de l'application de la taxe de 20 % sur les gains issus des cryptomonnaies. À cette occasion, les législateurs avaient évoqué la situation morose du marché des cryptomonnaies ainsi que la nécessité de disposer de temps suffisant pour élaborer des mesures de protection des investisseurs.




