TechFlow, information profonde — L'autorité française de régulation bancaire la plus élevée, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), envisage d'instaurer de nouvelles règles de conformité et de sécurité imposant aux contrats intelligents de s'y soumettre afin d'éviter la marginalisation des risques dans le secteur des technologies financières. Si ces règles étaient mises en œuvre, les développeurs de finance décentralisée (DeFi) pourraient devoir réécrire presque tous les contrats intelligents existants.
Conformément à cette proposition, les autorités procéderaient à une certification de conformité des contrats intelligents. Olivier Fliche, responsable des technologies financières et de l'innovation à l’ACPR, a indiqué lors d’un entretien : « Notre objectif est d’exiger que les intermédiaires européens n’interagissent qu’avec des contrats intelligents certifiés. Nous cherchons à créer une zone sécurisée pour le secteur fondé sur les contrats intelligents. » Toutefois, Mariana de la Roche Wills, membre de l'Association internationale pour les applications blockchain de confiance, a souligné que restreindre les opérations des contrats non certifiés et les isoler du réseau financier pourrait, en pratique, produire un effet équivalent à une interdiction.
Actuellement, les régulateurs français sont en train de finaliser leur proposition avant de la soumettre aux instances exécutives législatives de la Commission européenne. Selon cette proposition, les développeurs devraient peut-être mettre à jour ou réécrire leurs contrats intelligents afin de se conformer aux nouvelles normes avant d’obtenir une certification. Les règles potentielles de certification pourraient s’appliquer aussi bien aux nouveaux contrats qu’aux contrats existants, ce qui signifierait que des écosystèmes matures tels qu’Ethereum devraient eux aussi s’ajuster aux exigences de l’Union européenne.




