TechFlow, Bill Hughes, avocat chez ConsenSys, a révélé sur Twitter qu'une récente modification axée sur les cryptomonnaies avait été conjointement proposée par les sénateurs américains Elizabeth Warren, Cynthia Lummis, Catherine Cortez Masto et Kirsten Gillibrand. Cette modification devrait être intégrée à une législation relative à la sécurité nationale qui doit obligatoirement être adoptée. Les quatre sénateurs ayant participé à cette initiative ont des positions contrastées : deux d'entre eux sont de notoires critiques des cryptomonnaies, tandis que les deux autres en sont des partisans reconnus.
Conformément à cette modification, le Trésor américain, la Securities and Exchange Commission (SEC), la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) ainsi que le Financial Crimes Enforcement Network (FinCEN) devront établir dans un délai de deux ans une procédure permettant d'examiner les activités de services monétaires, les courtiers-négociants, les intermédiaires en contrats à terme et autres entités réglementées afin de garantir que leurs programmes de lutte contre le blanchiment soient suffisamment robustes pour faire face aux risques liés aux activités impliquant des actifs numériques, tout en respectant leurs obligations déclaratives.
En outre, la modification impose aux opérateurs de distributeurs automatiques de cryptomonnaies l’obligation de soumettre des rapports conformes à la réglementation anti-blanchiment. Dans les 120 jours suivant l'entrée en vigueur du texte, le Trésor américain devra publier des lignes directrices précisant la responsabilité en matière de sanctions applicables aux émetteurs de stablecoins, notamment leur responsabilité concernant les transactions effectuées par des utilisateurs en violation des régimes de sanctions. Par ailleurs, le texte exige que FinCEN remette, dans un délai d'un an, un rapport sur le fonctionnement et l'utilisation des mixeurs d'actifs numériques et des protocoles de nettoyage.
Bien que cette proposition de modification ait été déposée, Bill Hughes précise qu'il reste incertain qu'elle soit acceptée par les législateurs, et son adoption en tant que loi reste à confirmer.




