TechFlow rapporte, le 25 juin, qu’après une information publiée par iGB, l’Autorité de régulation des jeux de hasard de Curaçao (CGA) a officiellement publié ses lignes directrices en matière de politique cryptomonnaie destinées aux opérateurs de jeux en ligne B2C titulaires d’une licence. Ces lignes directrices exigent que toutes les entités du groupe impliquées dans des transactions cryptographiques se conforment au cadre mondial de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LBA/LFT), avec une échéance progressive repoussée à mi-2027.
Les exigences essentielles sont les suivantes : les titulaires de licence ne peuvent accepter les cryptomonnaies que pour des activités de jeu, sans pouvoir agir en tant qu’échange, dépositaire ou prestataire de services d’actifs virtuels (VASP) ; le déploiement obligatoire d’une capacité d’analyse sur la blockchain afin d’attribuer un score de risque aux portefeuilles et de surveiller les transactions ; la priorité donnée aux stablecoins adossés à des monnaies fiduciaires, tandis que les cryptomonnaies à caractère privé (privacy coins), les « meme coins » et les jetons encapsulés dont l’origine est incertaine doivent faire l’objet d’une évaluation ou être exclus ; une séparation stricte entre les portefeuilles des joueurs, des opérations et du trésor, interdisant l’utilisation de portefeuilles personnels ou liés à un bénéficiaire ultime effectif (UBO) ; toute entrée de fonds provenant de mixeurs, de tumbler ou d’adresses soumises à des sanctions est strictement interdite.
En ce qui concerne le calendrier de conformité, les opérateurs doivent soumettre à la CGA, dans un délai de trois mois, leur politique cryptomonnaie conforme ; réaliser, dans un délai de six mois, leur évaluation des risques ainsi que la formation de leurs employés ; et atteindre, dans un délai de douze mois (soit d’ici juin 2027), la conformité complète, incluant la séparation des portefeuilles, le déploiement de l’analyse sur la chaîne de blocs (on-chain analysis) et la tenue de registres d’audit. La CGA se réserve par ailleurs le droit d’exiger une accélération du processus de conformité en cas de risque majeur.




