TechFlow rapporte, le 21 juin, qu’après avoir été soutenu par Coinbase, Ripple et Andreessen Horowitz, le comité d’action politique (PAC) démocrate « Protect Progress », affilié à l’organisation Fairshake, est intervenu massivement dans plusieurs primaires démocrates dans des circonscriptions à forte population afro-américaine lors des élections législatives américaines de 2026. Ce PAC a investi plus de 4,9 millions de dollars au profit du candidat du Maryland, Adrian Boafo ; il a dépensé plus de 5 millions de dollars au Texas pour aider Christian Menefee à battre l’élu opposé aux cryptomonnaies, Al Green ; et il a consacré environ 4 millions de dollars en Géorgie afin de soutenir la victoire de Jasmine Clark.
Aucune des publicités électorales associées ne mentionnait l’origine sectorielle des fonds issus de l’industrie des actifs numériques. La journaliste Joy Reid a qualifié cette stratégie de « blackwashing » : il s’agit de faire affluer des fonds provenant du secteur des cryptomonnaies vers des circonscriptions afro-américaines sous couvert de progressisme, tout en dissimulant délibérément l’identité des bailleurs de fonds. Des analystes soulignent que la logique centrale de ce réseau ne repose pas sur la race, mais vise plutôt à promouvoir les partisans et à marginaliser les critiques, dans le but ultime d’influencer le cours de la loi en cours d’examen intitulée « CLARITY Act » (Loi sur la clarté des marchés d’actifs numériques).




