TechFlow rapporte que, le 31 mai, selon le Financial Times britannique, face au recul des cours des actifs cryptographiques tels que le bitcoin, certaines sociétés de trésorerie cryptographique dont l’activité principale consiste à détenir des actifs cryptographiques ont commencé, après une baisse de leur cours boursier, à adopter un nouvel instrument de financement appelé « crédit numérique » (Digital Credit). Ce modèle stratégique, lancé il y a environ dix mois, propose aux investisseurs des actions privilégiées perpétuelles à taux d’intérêt élevé, les fonds levés étant ensuite réinvestis dans l’achat de bitcoins. Depuis son lancement, ce dispositif a attiré environ 10,5 milliards de dollars de flux entrants. Plusieurs sociétés de réserves cryptographiques envisagent désormais d’imiter ce modèle, notamment Strive Asset Management, The Smarter Web Company et Capital B.
Cependant, la pérennité de ce modèle suscite des interrogations sur les marchés. En effet, les dividendes versés aux actionnaires privilégiés reposent principalement sur des levées de fonds continues, et non sur des flux de trésorerie issus de l’activité opérationnelle, ce qui pousse certains analystes à s’interroger sur sa viabilité à long terme. Parallèlement, l’engouement pour le concept de réserves cryptographiques s’est nettement refroidi : le cours boursier de plusieurs entreprises concernées a fortement chuté par rapport à ses sommets, et certaines d’entre elles ont même été contraintes de céder leurs actifs cryptographiques pour revenir à leur activité principale initiale.




