TechFlow informe que, le 30 mai, le Département du Trésor américain et son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) ont récemment publié de nouvelles directives interdisant explicitement aux citoyens américains, aux entreprises et à tout autre entité soumise à la juridiction des États-Unis de conclure avec le gouvernement iranien ou la Garde révolutionnaire islamique (GRI) tout accord relatif à une « garantie de passage sécurisé », même si cet arrangement ne comporte aucun paiement financier : il s’agit dès lors d’une activité soumise à restriction.
Selon la déclaration, la nouvelle « Administration du détroit d’Ormuz », créée par l’Iran, entend fournir des services de sécurité aux navires traversant le détroit d’Ormuz et percevoir des frais correspondants pour ce passage. Les États-Unis ont placé cette entité sur leur liste de sanctions et avertissent que toute entité commerciale ou coopérative avec elle s’expose à des risques de sanctions.
Le Département du Trésor américain souligne qu’il est interdit, qu’il y ait ou non transfert de fonds, de solliciter ou d’accepter une « garantie de passage sécurisé » fournie par les autorités iraniennes ; le gouvernement américain ne reconnaîtra aucune forme de « protection payante » ni d’arrangement similaire.
Sur les marchés, les risques géopolitiques continuent d’affecter les anticipations relatives au transport maritime. Selon les données de la plateforme de marchés prédictifs Polymarket, la probabilité actuelle qu’un trafic maritime normal soit rétabli dans le détroit d’Ormuz avant le 15 juin s’élève à environ 8 %, tandis que la probabilité d’un rétablissement avant la fin juin atteint environ 34 %.
Le détroit d’Ormuz constitue l’un des corridors mondiaux les plus importants pour le transport énergétique ; son statut opérationnel reste sous surveillance étroite par les marchés internationaux de l’énergie, le secteur maritime et les investisseurs mondiaux.




