TechFlow rapporte, le 27 mai, qu’après avoir été mentionné par Forbes, la bourse décentralisée de produits dérivés Hyperliquid a lancé, le 18 mai 2026, un contrat perpétuel synthétique indexé sur SpaceX dans le cadre de son cadre HIP-3. Le prix de référence était fixé à 150 dollars américains, correspondant à une valorisation implicite d’environ 1 780 milliards de dollars. En quelques heures suivant son lancement, le prix du contrat a grimpé jusqu’à environ 216 dollars, tandis que le jeton HYPE a augmenté de près de 7 % le même jour.
Ce contrat ne nécessite aucune autorisation de la part de SpaceX, n’accorde à ses détenteurs aucun droit de propriété ni aucun droit de vote, et est réglé en USDC. Son prix est entièrement déterminé par le sentiment du marché. SpaceX n’a ni déclaré, ni approuvé, ni tiré profit de ce produit, et se retrouve néanmoins dotée, de façon passive, d’un marché de cotation en temps réel avec effet de levier.
Sur le plan réglementaire, ce contrat ne constitue pas un titre traditionnel, et son émetteur étant un protocole offshore, la SEC et la CFTC éprouvent toutes deux des difficultés à revendiquer une compétence juridictionnelle, créant ainsi un vide réglementaire manifeste. L’article met en garde contre le risque pour des entreprises privées hautement valorisées telles qu’OpenAI, Anthropic ou Stripe, qui pourraient être « listées » à tout moment par des développeurs anonymes, exposant ainsi les investisseurs particuliers à des risques liés à l’effet de levier, en l’absence de toute divulgation financière.




