TechFlow rapporte que, le 12 mai, selon une information publiée par Fortune, Daniela Amodei, cofondatrice et présidente d’Anthropic, a partagé lors d’une conférence donnée à la Stanford Graduate School of Business ses réflexions sur le choix des cofondateurs. Elle recommande aux entrepreneurs de voyager ensemble avec les candidats potentiels avant de sceller officiellement un partenariat, afin d’évaluer leur compatibilité dans des conditions réelles de vie quotidienne : si, à l’issue du voyage, ils ressentent encore le désir de poursuivre cette collaboration, cela signifie qu’il s’agit d’un candidat idéal ; en revanche, s’ils ont besoin de « se remettre de leurs vacances », il convient alors d’y réfléchir à deux fois. Amodei précise qu’au sein d’Anthropic, la plupart des sept cofondateurs ont travaillé ensemble pendant près de 15 ans, tous ayant auparavant collaboré chez OpenAI, où ils ont mis en place un mécanisme de feedback mature, et partagent une vision commune très forte de l’entreprise — ce qui constitue, selon elle, le fondement essentiel du succès de l’équipe.
Paul Graham, cofondateur de Y Combinator, souligne également que, dans de nombreux cas d’échec entrepreneurial, les fondateurs négligent trop souvent la personnalité et l’engagement de leurs cofondateurs, plutôt que leurs compétences proprement dites. Andy Dunn, cofondateur de Bonobos, propose quant à lui cinq méthodes concrètes d’évaluation, notamment des tests sous pression, des tests sur la durée et une répartition claire des rôles. Jeff Rosenthal, cofondateur de CIV, suggère que chaque partie rédige séparément, par écrit, sa propre vision de l’entreprise, puis échange avec l’autre « à la manière d’une correspondance épistolaire », afin de garantir une alignement parfait sur la direction stratégique et une convergence claire des attentes.




