TechFlow rapporte que le 7 mai, Arthur Hayes, cofondateur de BitMEX, a déclaré lors de la conférence Consensus 2026 que le secteur de la cryptomonnaie n’a pas besoin de régulation, laquelle est fondamentalement sans incidence sur la proposition de valeur du bitcoin. Selon lui, deux seuls facteurs déterminent le prix du bitcoin : sa fiabilité technique et la liquidité en monnaie fiduciaire — cette dernière étant le véritable moteur. Chaque cycle d’expansion monétaire, qu’il s’agisse du quantitative easing sous l’administration Obama, de la politique de « distribution d’argent par hélicoptère » mise en œuvre durant le premier mandat de Donald Trump, ou encore des quelque 2 500 milliards de dollars de fonds provenant des opérations de rachat inversé libérés par la secrétaire au Trésor américaine Janet Yellen sous l’administration Biden — via le remplacement de dettes à long terme par des obligations à court terme — a coïncidé étroitement avec des hausses importantes du cours du bitcoin.
Bien que l’administration Trump ait signé des lois relatives aux actifs numériques et envoyé des signaux clairs vers une régulation mieux définie, le prix du bitcoin a toutefois chuté d’environ 25 % au cours des 18 derniers mois, ce qui prouve que les annonces réglementaires favorables n’ont pas d’impact direct sur la hausse des cours : la liquidité demeure la cause fondamentale. Hayes a également souligné que la famille Trump avait subi, par le passé, un processus de « débanquarisation », le gel d’actifs ainsi que de nombreuses poursuites judiciaires — expériences qui lui ont fait prendre conscience de la valeur du bitcoin en tant qu’actif échappant au contrôle étatique. Si le bitcoin finissait par ne devenir qu’un simple produit dérivé supplémentaire inscrit au bilan des banques, il perdrait alors toute sa signification réelle.




