TechFlow rapporte, le 2 mai, qu’après un article de CoinDesk, Dan Robinson, associé général chez Paradigm, a publié vendredi une proposition intitulée « Horodatages prouvables de contrôle d’adresse » (Provable Address-Control Timestamps, ou PACTs), visant à protéger les anciens portefeuilles Bitcoin contre les attaques futures liées à l’informatique quantique, sans nécessiter un déplacement immédiat des fonds.
Les PACTs permettent aux détenteurs de générer aujourd’hui, en toute confidentialité, une preuve cryptographique de leur propriété, horodatée. Si, à l’avenir, le réseau gèle les adresses vulnérables à l’informatique quantique, ces actifs pourront être débloqués au moyen d’une preuve à divulgation nulle de connaissance STARK résistante aux ordinateurs quantiques. Le processus précis est le suivant : le détenteur génère une valeur aléatoire (« salt »), utilise la norme BIP-322 (qui permet de signer un message depuis une adresse Bitcoin sans effectuer de dépense) afin de produire une preuve de propriété, regroupe cette valeur aléatoire et la preuve dans un engagement sur la chaîne, puis ancre cet engagement sur la chaîne Bitcoin via le service OpenTimestamps ; les fichiers correspondants restent confidentiels.
Cette proposition complète la BIP-361, présentée mi-avril par des développeurs renommés tels que Jameson Lopp. La BIP-361 prévoit d’éliminer progressivement, sur une période de cinq ans, les adresses vulnérables à l’informatique quantique, obligeant ainsi les détenteurs à migrer activement leurs fonds sous peine de voir leurs adresses gelées — ce qui constitue un défi majeur pour les actifs longtemps inactifs, notamment les environ 1,1 million de BTC (environ 84 milliards de dollars américains) attribués à Satoshi Nakamoto.
Les PACTs comblent également une lacune de la BIP-361 concernant les portefeuilles dérivés selon la norme BIP-32 (standard déterministe de génération de clés introduit en 2012). Toutefois, les portefeuilles créés avant 2012 — y compris la plupart des adresses connues de Satoshi Nakamoto — ne reposent pas sur la BIP-32 et ne peuvent donc pas bénéficier de ce mécanisme de secours. Cette proposition requiert l’adoption, par Bitcoin, d’un protocole de vérification STARK via un soft fork, et ne protège les actifs que si Satoshi Nakamoto lui-même ou le détenteur réel des clés choisit délibérément d’émettre un tel engagement.




