TechFlow rapporte que le 2 mai, Alex Thorn, chef de la recherche chez Galaxy Research, a déclaré que la loi américaine sur la structure des marchés cryptographiques, intitulée « CLARITY Act », avait atteint une phase décisive de son processus législatif. Avec la publication officielle d’un compromis clé au Sénat concernant les rendements générés par les stablecoins, des signaux positifs émergent quant à l’avancement du texte : la commission bancaire du Sénat pourrait entamer dès la semaine du 11 mai un examen formel du projet de loi. La nouvelle version du texte précise explicitement que la limitation des rendements liés aux stablecoins s’étend désormais non seulement aux émetteurs, mais aussi aux plateformes tierces, y compris les bourses cryptographiques telles que Coinbase. Elle interdit notamment le versement de rendements uniquement en raison de la détention de stablecoins (c’est-à-dire de soldes inactifs) et prohibe également toute attribution de récompenses dont l’effet économique ou la fonction est équivalente à des intérêts bancaires.
Alex Thorn souligne que si l’examen par la commission bancaire du Sénat est retardé au-delà de la mi-mai, la probabilité d’adopter la loi d’ici 2026 diminuerait nettement. En cas d’échec de l’adoption cette année, une loi complète régissant la structure des marchés cryptographiques pourrait être repoussée à 2030, voire plus tard. À ce jour, la probabilité qu’un texte soit promulgué en 2026 s’élève à environ 50 %, voire moins.
Le « CLARITY Act » avait déjà été adopté à la Chambre des représentants en juillet 2025, avec une large majorité de 294 voix pour et 134 voix contre. Ses dispositions essentielles comprennent notamment la clarification des frontières de compétence réglementaire entre la SEC et la CFTC en matière d’actifs numériques, la création d’une voie permettant le déclassement de jetons hors de la catégorie des titres, ainsi que l’intégration formelle des intermédiaires de biens numériques dans le cadre de la régulation fédérale. Le Sénat poursuit actuellement ses négociations sur plusieurs points, notamment les dispositions relatives à la finance décentralisée (DeFi), les exemptions réglementaires applicables aux développeurs non détenant de fonds (BRCA), les règles éthiques encadrant la détention d’actifs cryptographiques par les responsables gouvernementaux, ainsi que l’étendue des pouvoirs réglementaires conférés à la SEC.




