TechFlow rapporte que, le 28 avril, Arthur Hayes, cofondateur de BitMEX, a déclaré lors de la conférence « Bitcoin 2026 » que la baisse d’environ 50 % du cours du bitcoin depuis son sommet d’octobre dernier à 126 000 dollars américains s’écartait notablement de la performance du Nasdaq, ce phénomène résultant fondamentalement d’un resserrement du crédit non détecté, provoqué par l’impact de l’intelligence artificielle sur le secteur des logiciels en tant que service (SaaS). Toutefois, depuis l’éclatement du conflit entre les États-Unis et l’Iran fin février, le récit dominant évolue vers une « inflation liée à la guerre », et le bitcoin commence déjà à surperformer le Nasdaq.
Arthur Hayes estime que les inquiétudes quant à l’orientation « fauconneuse » présumée de Philip Warsh, futur président de la Réserve fédérale américaine, ont été largement surestimées. Le plan de réduction du bilan de Warsh repose sur des échanges d’actifs, ce qui implique un impact net nul sur la liquidité. Par ailleurs, la nouvelle réglementation eSLR entrée en vigueur le 1er avril devrait libérer environ 1 300 milliards de dollars américains de capacité de prêt bancaire, capacité susceptible de compenser le resserrement du crédit causé par l’IA, notamment sous l’effet de la demande accrue de crédit liée à la situation de guerre. Il précise que son indicateur de liquidité a atteint son creux en novembre dernier et qu’il adopte désormais une position résolument haussière sur le bitcoin, avec un objectif de cours fixé à 125 000 dollars américains.




